lundi 30 juin 2008

Suite : Le tabernacle et le calice

Canada, partie 2 - étape : Lundi et mardi
(parce que c'était pas fini)


De retour dans la soirée de dimanche après un week-end de crissage en bonne et due forme, on a profité des derniers moments pour cruiser en calice dans les rues de Montréal, un bras pendant par la fenêtre, les lunettes de soleil même la nuit et avec en plus, la présence du guide Bruno (celui qui prend tous les losers de la rive Sud), coloc de Ponette. L'occasion de découvrir le Mont Royal de nuit, ses minorités ethniques, ses voitures tunées, ses ratons-laveurs qui se battent pour le contrôle de la poubelle et surtout, sa vue imprenable sur la ville.

Le lundi, debout tôt et balade dans Montréal, magasinage, petit taboulé (enfin des légumes !) dans le park le long du vieux port et glace sur la place Jacques Cartier, pour finir par une petite bière aux Foufounes Electriques avec de la mise en contexte. Comme on a faim, Ponette peut enfin nous prendre un rendez-vous à la Banquise pour une poutine de tous les diables, la B.O.M. en l'occurrence (pour bacon, oignons et saucisses). La poutine à la base, ce sont des frites avec du fromage et une sauce noire a la viande que j'ai finalement identifié comme étant du gravy. Nora me confirmera plus tard qu'on les trouve aussi ici sous le nom de disco fries.


Comme même après cette expérience culinaire, il se fait encore crissement faim, direction le vieux port pour une balade nocturne dans Montréal, afin de se procurer l'autre spécialité dont j'ai entendu parler : la queue de castor. Oh oui, c'est bon et ça donne envie ! En gros, c'est une pâte à gaufres en forme grossière de langue de chat géante (ou de queue plate de castor, donc) qu'on recouvre avec amour de sirop d'érable, nutella, sucre, etc (voir de TOUT pour les gourmands).
C'est de l'amour fait nourriture.

Le lendemain, direction la visite incontournable du séjour, la montée du Mont Royal de jour. C'est assez physique malgré la présence d'escalier, mais on est récompensé par la vue ci-dessous, les papis athlétiques qui font les malins, Miss Monde 2007 en plein photo shoot, des écureuils qui se posent sur leur pattes de derrière pour nous soutirer de la nourriture et un soleil bien présent sur la fin.

La pluie finit par me cueillir alors que je remets mon billet de retour au controleur. On a grave crissé de la poutine, et ça, c'est l'essentiel. Merci pour l'accueil, les gens !




samedi 28 juin 2008

Sortie ciné : Wall-E

Ça n'a échappé à personne : Pixar is back, comme chaque année, et leur nouvelle production risque bien de truster les premières places des classements de fin d'année. Si vous avez aussi été attentif aux premiers échos français du film, l'histoire du petit robot amoureux a remporté tous les suffrages, s'offrant des critiques dithyrambiques (et c'est peu dire) le sacrant déjà film de l'année. Le film s'offre aussi une place vertigineuse aux States, culminant à 9.3/10 à l'heure où je vous parle sur le sacro-saint IMDb.

La vérité ? Le film est vraiment bien, mais pas suffisamment pour justifier de ce traitement de faveur.
On a maintenant l'habitude avec Pixar : leur film sont d'une qualité irréprochable et ils tendent à révolutionner à chaque fois toute l'animation au passage... au final, seul Cars pourrait souffrir de la comparaison avec ses confrères. Toujours est-il que Wall-E est excessivement bon et qu'il semble qu'à coté de ça, tous les films vaguement orientés kids sont d'une stupidité à toute épreuve.
Techniquement, le film est splendide. Il semble qu'après avoir exploré entre autres les océans et l'infiniment petit, il ne manquait au tableau de chasse de Pixar que l'espace et ses possibilités. Le robot est d'une humanité fantastique, ne donnant au spectateur aucun choix, sinon de le suivre dans une aventure prenant la forme d'une quête, avec toute la fraicheur et l'originalité prégnante chez Pixar. L'histoire en profite pour développer une critique bienvenue de notre consumérisme ambiant, s'apparentant parfois à un message politique osé pour un tel film mais s'avérant très juste dans sa description pathétique de l'homme. Certains plans sont d'une beauté bouleversante et confinent à classer le film dans les classiques instantanés de science-fiction, tant l'épure et le travail fourni sur le projet saute au visage... pour autant comme je le disais, ça n'en fait pas un film définitif, juste un grand film, comme souvent chez Pixar (difficile de me justifier plus sans spoiler) ; serait-on devenu trop habitué à une telle qualité ?

8/10

Le film sort le 30 juillet en France, en même temps que X-Files : I want to believe et le prochain Batman. On souhaite à ce dernier bon courage, meme si la toute première critique online, signée Roling Stone, est plus qu'élogieuse.

Bonus : Les surprises cachées de Wall-E



vendredi 27 juin 2008

Geek me hard (3) : Brian K. Vaughan

Notre rendez-vous quasi quotidien s'était arrêté avec mon voyage au New York Comic Con en avril dernier ; Depuis, les news concernant les venues d'artistes du monde du comics étaient relativement peu nombreuses... C'est chose enfin réparée avec une dédicace de Brian K. Vaughan organisée hier par Midtown Comics en pleine après-midi. C'est aussi le bon point de bosser au Burex : n'étant pas rémunérés, on est plutôt libres sur les horaires (et même quitter l'office a 15h après 5 jours au Canada n'est pas un souci)

Avant de vous perdre, on va rappeler que Brian K. Vaughan est un scénariste de comics officiant depuis un peu plus de 10 ans, et dont les titres de gloires (déjà) peuvent se résumer par les Runaways, que Joss "Buffy" Whedon reprend en ce moment,
Ex Machina, dont le premier Deluxe Edition en hardcover vient de sortir aux US,
et surtout, Y the last man, ou l'histoire du dernier homme sur une planète désormais uniquement peuplée de femmes, après qu'une mystérieuse épidémie ait décimé tous les chromosomes Y.

Ex machina et Y the last man (se lit "Why the last man") sont en cours de publication chez Panini France, alors qu'ici le #60 et dernier numéro de Y, est sorti il y a peut-etre maintenant 5 mois. M'étant lancé dans la lecture en VF de ce comic-book bien avant mon départ, j'attends patiemment la suite alors qu'un Deluxe Edition compilant les 10 premiers épisodes de la série sortira de ce coté de l'Atlantique en Octobre prochain.

J'en ai profité pour me procurer le fameux Pride of Baghdad, où l'on suit le point de vue de 4 lions s'échappant du zoo de Baghdad après un bombardement américain et expérimentant une brève liberté. D'après ce que j'ai pu déjà en lire, c'est vraiment pas mal - et non, je n'avais pas acheté la version traduite, bien trop chère a mon goût...

...et pour les réfractaires à cet art qu'on appelle comics, sachez que BKV officie aussi en tant que scénariste sur la série Lost : Oui, vous pouvez le remercier.

Sinon, BKV aime la France, mais n'a pas trop aimé la faute d'orthographe faite à son nom sur la première édition française de Ex Machina, il est marié à une canadienne et essaye de rattraper ses lacunes dans la langue de Molière, je ne sais toujours pas prononcer son nom de famille correctement, et il a très gentiment signé mes Logan de Marvel, quelques back issues de Y, le TPB#2 de Buffy saison 8 et le Pride of Baghdad. Merci monsieur.

_______________________________________________

Reminder comics :
New York Comic Con J1
New York Comic Con J2
New York Comic Con J3

(et on ne se moque pas des cheveux, depuis bien coupés)



jeudi 26 juin 2008

La crisse et l'hostie (W-E)

Parce que se faire quitter pour le Québec ca fait un peu mal au cul, j'étais pas en très bon terme avec le Canada ces derniers mois ; l'occasion de changer cette situation s'est finalement présentée, quand, pour rendre la pareille au gang venu me visiter à NYC, j'ai finalement pris mes tickets de bus.
Accueilli par Juma autour de 10h après quasiment 4h de retard sur l'horaire prévu, c'est la sortie culturelle au musée de l'art vivant qui nous pousse à nous déplacer immédiatement dans le centre-ville, après quelques courses nécessaires. Spectacle divertissant et buffet à volonté seront les maîtres mots de cette hostie de sortie qu'on a bien capoté !

Comme mes calissonneurs du gang font bien les choses, une sortie week-end en plein air s'ensuit avec départ dans le char monospace pour 6 (Ponette, Aurélie, Julien, Julie, Mael et moi : c'est parti pour la win !) vers le Parc de la rivière Jacques Cartier près de Québec City ; le camping très classe -- y'a des balançoires - est réservé, et on monte les tentes à la tombée de la nuit avant de se retrouver autour d'une table à déguster du bon pâté de France, grâce à la maman d'Aurélie venue visiter sa fille la semaine d'avant. Rien de tel qu'un bon apéro sur une table de pique-nique pour se remettre les idées en place, retrouver les gens, et faire les beaufs.


Le lendemain, direction le parc pour le trekking le plus intense de ma courte vie sur le sentier des Loups, plus de 5h de marche a grimper pour accéder au belvédère et sa vue folle, avant de bifurquer vers la suite des opérations, ou, dévorés en live par les moustiques, il est impossible de s'arrêter.

Le dimanche, on se booke un raft pour une descente finalement assez sage, mais qui nous aura bien fait rigoler, surtout qu'avec ces tenues bien seyantes, on se sentait comme des X-Men dans la fleur de l'age ! L'occasion aussi d'être au centre du parc et de la vallée, et de se reposer en regardant passer les brumes du Gondor, s'accrochant aux sapins. C'est beau.


Sur le chemin du retour, nous avons procédé à l'oraison funéraire de mes crisses de Van's qui auront tout vécus : mes premiers ébats amoureux, mes passages de permis et quelques fameux voyages : tout un symbole. C'est donc avec force cérémonie que nous avons procédé à l'enterrement des chaussures, dans une poubelle du parking du McDo canadien, le long d'une autoroute.

Bref on s'en calisse comme de nos premières hosties, mais sachez juste qu'à défaut d'avoir un fish-eye pour faire de chouettes photos de panoramiques, j'ai réalisé des petits montages maladroits mais suffisamment chou pour vous donner une idée des différentes vues auxquelles nous avons été exposés.

Avec pas moins de 870 photos prises en 4 jours, je demande un délai supplémentaire - comme pour le rapport de stage - avant une mise en ligne officielle.

Calisse, c'est beau !