Je veux bien défendre le film de genre français, mais si c'est pour me sortir des merdes comme ça, c'est plus la peine : En plus Yannick Dahan nous tourne en ce moment même La Horde (cf les apartées Dahan-esques de Frisson Break) et ça, ça va faire mal.
Bref, Martyrs c'est la dernière tentative de faire du vilain chez nous, film entouré d'une sulfureuse réputation, classé X lors de son premier passage devant la comission de ratification et depuis descendu à une "simple" interdiction aux moins de 16 ans pour que que Wild Bunch puisse sortir l'objet du délit.
Le pitch, c'est de la torture, un monstre, des meufs. En soi ça peut être efficace, mais quand il n'y a rien autour, ça passe juste pas. Ayant l'esprit gonzo de tout journaliste raté, j'ai lutté contre mon envie/besoin de quitter la salle au bout de 20 minutes et j'ai affronté cette merde vaguement auteurisante.
Séquences chocs, shaky cam et moments de trouilles sont les ingrédients du film. On suit les péririnations d'une fillette agressée depuis devenue adulte, les évènements étant comptés quasiment en temps réel durant la majeure partie du long-métrage. Les moyens et la technique sont là, et le scénario essaie aussi vaguement d'insuffler dans son dernier quart d'heure un peu de corps à son histoire, en y ajoutant des éléments rocamblesques. En soi, difficile à croire qu'un projet pareil ai pu se concrétiser, et ça, c'est déjà assez impressionant.
Pour ce qui est du trouillomètre, c'est clair, le film fait peur et dérange. Loin du boulot grand-guignolesque des américains, Martyrs prend tout à bras le corps, impose toutes ses visions d'horreurs et maintient sa pression tout du long. J'ai rarement été aussi agressé psychologiquement et "physiquement" en même temps, un vrai travail de sadique. Mais ça ne mène nul part, c'est juste complaisant et dégoutant ; du coup le film perd toute ambition intelligente et montre de la violence pour de la violence. Erwan me glissait qu'il en était sorti révolté, j'approuve tout pareil.
Bref, Martyrs c'est une bouillie dégueulasse et sans intérêt, un film qui n'a aucune raison d'exister, tout ça pour nous présenter une histoire déjà vue dans La Secte sans nom de Jaume Balaguero, au moins traitée comme un thriller et pas comme un snuff movie.
4 commentaires:
Même si le film est nul et que ça ne me donne absolument pas envie d'aller le voir (en plus des autres commentaires déjà entendu) je t'interdit de dire que tu es un journaliste raté !
J'adore ton style d'écriture et ce n'est pas parce que rien n'a encore poigné que tout espoir est mort. Ait confiance petit nounou, la vie réserve des surprises.... !
Bises
ben j'irai pas le voir bien que c'était pas mon intention mais en tout cas pour un journaliste raté t'es pas mal convaincant et c'est un bon début!!
Ceci est un message tout à fait objectif.
Bisoooooooooooo
Tain, j'avais fait un long commentaire mais ça a buggé. Bon, en résumé :
1)c'est intéressant la notion de film "révoltant"
2)écoute tes commentatrices, il faut toujours écouter ses commentatrices.
Fais pas le vilain veux-tu, je fais de mon mieux !
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