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mardi 14 octobre 2008

2 sorties cinés récentes à (ne pas) tester

Paris, c'est aussi Darsh avec qui la séance ciné est obligatoire pour contrer nos avis et divergences d'opinions.

Appaloosa, de Ed Harris.
Malheureusement, au lieu du coup d'éclat attendu, on se retrouve avec un western moyenâgeux sans grand recul sur lui-même, enquillant clichés habituels auxquels Open Range avait pourtant tordu le cou il y a quelques années... Même s'il est de bon ton d'aimer ce film dans la presse actuelle, visionner ce film c'est risquer de s'endormir un peu, malgré les "péripéties" de Ed Harris et Viggo Mortensen, noyau sacré du film, que Renée Zellwegger parasite en permanence. Étonnamment en retrait, Mortensen est la force tranquille du film, au même titre que Jeremy Irons, complètement classe.
Reconstitution sympa, musique bizarre, et c'est globalement chiant.


Vinyan, de Fabrice du Welz.
la bombe Calvaire enfin digérée, on nous emmène cette fois-ci du côté de la Thaïlande après le tsunami de 2005, contexte quasi post-apocalyptique dans lequel on est vite plongé. A la recherche de leur enfant disparu, Emmanuelle Béart et Rufus Sewell (tous deux possédés) s'aventurent en compagnie d'individus peu recommandables dans la jungle birmane. Il fait être dans un certain état d'esprit pour accepter Vinyan, chronique nihiliste et jusqu'au-boutiste mêlant expérimentations visuelles et sonores (surtout sonores), servant principalement à désorienter le spectateur, reflet du voyage accompli par ses deux protagonistes meurtris. Globalement, l'expérience en vaut le coup symboliquement mais l'acharnement appuyé finit par désamorcer tout effet. Se mate comme une expérience plutôt que pour son scénario au final très creux.

Allez, la bombe de cette semaine c'est évidemment Tropic Thunder, on revient dessus très bientôt !


vendredi 1 février 2008

2ème jour de séminaire

Un moment important, puisque chaque bureau va passer un par un devant les partenaires financiers des Burex, pour dresser un bilan transparent des résultats de l'année passée et définir une stratégie pour 2008. L'occasion est excellente pour s'enquérir de l'état de santé de chaque bureau (malheureusement, celui de Mexico ferme...), les autres, malgré les baisses de budget, sont plutôt en bonne forme.

Côté départ, c'est un peu le stress puisqu'il m'est impossible de contacter Alexandre, qui me propose l'appart à NYC. Organisant des évènements culturels, il fait le lien entre Paris et New York et est à Paris ces jours-ci, l'occasion idéale pour récupérer les clefs de l'apprt et s'inquiéter des dernizers détails.
Il finira par me retrouver lui et sa fiancée, après quelques mésaventures, du côté de Bastille (2 thés et un chocolat : 14€, merci pour rien !!) avec des réponses à mes questions : je vis au 3ème étage (désolé pour les rêves de skyscrapers !), Central Park est à 200m, y'a du plancher dans l'appart de 200m² qui a l'air complètement fou, et normalement, les gangs de Harlem devraient ne pas poser de soucis (en témoignera Julie, déjà là-bas depuis quelques mois, et toujours vivante).

Au fait, certain sont au courant que je ne savais pas si j'avais droit à 23 ou 46 kg. En fait, j'ai droit à deux sacs de 23 kg, et vu le poids de ma valise, j'ai du passer chez le chinois (c'est comme l'arabe, mais y'a pas d'alcool), pour prendre un sac de voyage.

La classe est française, le cheveux, soyeux, demain on décolle et ça va faire grave mal !!
NYC here I come

1er jour de séminaire

Au Burex, comme on dit entre nous (eh ouais), les choses sont simples : les collègues éparpillés aux 4 coins du monde reviennent tout juste de 4 jours passés au Midem de Cannes, et sont visiblement heureux de se retrouver dans une salle de séminaire. Dans cette optique, la journée est ponctuée de pauses clopes et de grignotages constants. Le must étant le repas du midi, proposé par un livreur dans des boîtes en cartons, en portions individuelles. A l’intérieur, un miracle de technologie : deux sandwichs soigneusement disposés, un dessert dans une coupe de plastique à ouvrir, une bouteille d’eau et un petit verre, et le nécessaire pour manger tout ça (+ un essuie-main pour la fin). J’ai failli en faire une photo avant de me raviser, alors que des sandwichs dans une boîte en carton, c’est juste fou, c’est magique.

Ici, la différence avec la fac, c’est que quand je me tourne en riant vers d’autres personnes parce que je ne comprends rien, personne ne prend part au jeu. Cependant, après quelques heures de discussions faisant tourner de l’œil un par un les spectateurs, c’est l’heure du cocktail avec des professionnels de la musique (alors qu’on vient juste de finir la boîte de petits gâteaux). Rapidement, j’attrape au vol les identités des invités, CD de démo et autres futurs vinyles de collection ("en 2 semaines, y’a eu plus de visites que pour Justice au moment de D.A.N.C.E", m’assure-t-on). Finalement il ne m’aura fallu que 30 minutes et l’intervention de quelqu’un pour me présenter au gens sous le titre de « François, Bureau Export de New York ». Mais je me suis trouvé un peu embêté quand on m’a demandé ma carte de visite ;

Reste la dernière partie de la journée : Le dîner chez Edgar, restaurant chicos où le pain est servi avec des pinces, sur de petites assiettes individuelles. Ajoutez-y du saumon fumé en entrée, un plat principal qui cale et un dessert italien dont le nom m’échappe, et vous aurez une vague idée de ce qui se tramait rue Legendre ce soir-là.
Je finis par lorgner du côté de la tablette annonçant le plat du jour, pour réaliser que le plat du jour est une côte de porc de 1kg, vendue 55€ pour deux personnes. On va profiter de la soirée, recommander du vin et boire à la santé du Burex !
Mon boss n’est finalement pas roux, et doit avoir dans les 50 ans. Il est très sympa, tout comme Adrien, envoyé là-bas dans le cadre des VIA (ce qui doit grossièrement donner Volontariat à l’Etranger en Administration). Une possibilité à explorer pour la suite, d’autant que tout au long de la soirée, il s’avérera que beaucoup de mes collègues en sont passés par là.

Dodo.