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mardi 19 août 2008

DARE ! - PROFESSION DE FOI

Comme j'ai encore moins de chance de me faire emporter une jambe par le Chupacabra à Angers qu'en errant dans les déserts des États-Unis (ceux bordant la frontière mexicaine, naturellement), j'ai décidé de créer le danger, l'émotion, le suspens, bref, tout pour rester en vie : je cherche un job.


Malheureusement, les boîtes d'intérim sont en mode "mort" depuis quelques mois (aaaah, Angers), tout au plus m'a-t-on vaguement proposé de bosser sur le chantier du tramway "si on remporte l'offre de la ville". Bref, et de toutes façons, à quoi ça rime de rester sur Angers ? Un entretien avec mon père m'aura aussi dans l'absolu conforté dans l'idée, que "la vie, c'est là-bas, pas ici !"


Bref, pour le moment, je me pose, et comme les gangsters sortant de prison, je me "refais". Un job aux States, c'est faisable car je suis jeune et fou, donc on va tenter là. Si j'échoue (j'ai 6 mois), je me lance au Québec où la vie a l'air plus douce, où il suffit d'un Permis Vacances Travail pour évoluer en toute liberté sans craindre la brigade volante qui te raccompagne à l'aéroport (JFK j'espère) pour te renvoyer chez toi avec une interdiction de séjour de quelques années.

Autre solution: Monsieur Darsh, que j'ai revu lors de mon bref passage à Paris. Mr Darsh vend du rêve : un joli appart, une rousse (ceci n'est pas une bière), une bibliothèque comme j'en rêve, un job pépère dans un ciné à Odéon qui lui rapporte autant que mon dernier mois de travail en Bretagne il y a deux ans, bref, du rêve. Je me doute bien qu'on y accède pas n'importe comment, mais c'est une solution à envisager dans l'absolu. Parce que s'il faut jouer suivant les règles du désastreux système économique français, autant me faire (gentiment) exploiter dans un secteur qui me plaît plus que mon ex. Et Paris, c'est mieux qu'Angers.

Bref, je me lance après avoir reculé pour prendre de l'élan toutes ces années : c'est parti !



En cadeau, des photos de New York illustrent cet article, sans autre fonction que de faire joli.


jeudi 20 mars 2008

DARE! d'utiliser la poste US

Ben plus jamais ! "Express Delivery", kiss my ass !
Somebody call 911 !!

Après que l'appareil photo de Lutin se soit éteint dans mes mains à tout jamais, et reste encore aujourd'hui à demi-ouvert (merci d'avoir ouvert tes mails Lutin, et de ne pas avoir appris ça ici), il a fallu lui trouver un remplaçant.
Quelques recherches, l'avis de Laurent et une mise en bouche sur place m'ont permis de faire le tour du choix possible. Amazon est le meilleur sur ce coup, on le prend. Sauf que le week-end s'annonce riche en folies, l'appareil est donc souhaité assez rapidement. L'option "Express Delivery" par Fedex me fera espérer pendant un bon bout de temps l'arrivée du colis avant la fin de semaine mais il n'en sera rien. Mercredi (de la semaine dernière) au moment de la commande. Le paquet arrivera ce mardi... Entretemps, il y aura eu le concert de Busy P, du tourisme de folie le samedi, une rencontre avec Michael Avon Oeming (dessinateur de Powers et du très sympathique Mice Templar), des tickets pour Boston pris au comptoir du FUNG WAH BUS a Chinatown (c'est énorme, faut le dire en criant), la parade de la St Patrick le lundi... (fait étrange, personne ne semble travailler et tout le monde est dans la rue à boire) -- Enfin bon, ça fait toujours des souvenirs dans la tête !

Dans un registre similaire, il ne me sera par contre demandé que 90 cents pour l'envoi d'une épaisse lettre à destination de la France !
Bon il manque une chute à cet article mais c'était juste pour faire un petit bilan... La photo un peu maladroite pour montrer la taille de l'appareil... J'ai peur de le faire tomber chaque fois que je le prend en main, on dirait un petit moineau fragile.


jeudi 14 février 2008

Dégueulasse.

Non, ce n’est pas une question. Je me suis fait abuser par les mentions de "Made with real fruit juice" et la marque Home Maker qui donne un effet du terroir. Passé l’étonnement face a la couleur du liquide, on se risque timidement à goûter la mixture. S’ensuite un mélange de goûts de médicaments et de dentifrice dans la bouche. Point positif : ça donne bonne haleine, mais comme ça fait aussi vomir, on en est réduit à un cercle vicieux à briser toutes affaires cessantes. Je vais garder le pack pour voir en combien de temps ça pourrit, et si ça peut servir d’anti-gel.
La salle de bains comme cadre, c'est pour ajouter à l'exotisme.

DARE! d'aller chez un docteur aux US

L'ouverture d'une nouvelle rubrique se doit d'être prestigieuse et intéressante. Aujourd'hui, j'ai donc testé pour vous le système de santé américain (ou plutôt le rendez-vous chez un médecin).
Car oui, quand, à la veille d'un départ à l'étranger tu prends ton rendez-vous chez le généraliste un peu trop tard, tu te retrouves en catastrophe chez un spécialiste qui t'explique qu'il ne te laissera pas sortir de son cabinet sans t'avoir enlevé ce grain du dos !! (à défaut de la tête).
C'est ainsi qu'on se retrouve à partir aux Etats-Unis avec des points de suture dans le dos. Vachement agréable, si on y ajoute en plus l'impossibilité d'accéder à la zone par ses propres moyens ("Excuse moi, tu veux bien laver mes plaies ?")

Bref, les 14 jours de délai sont passés et comme mon boss (natif US) est incapable de me filer le numéro de son médecin, je m'en remets à Alex (le proprio, natif de France) qui fait jouer son réseau et me déloge un médecin français dans l'Upper East Side.
Arrivé sur place, on me fait remplir deux documents (raison de ma venue, coords) tout en me demandant de présenter tout ce qui justifie que je possède une assurance. On finit par me prendre avec une heure de retard malgré le fait qu'il est seul dans le cabinet, une petite meuf sort en demandant à se faire interner à l'hôpital d'à côté (tout va bien), et c'est enfin mon tour.
La salle d'inspection n'a pas de fenêtre, c'est plutôt troublant. Le gars est cool, on fait la conversation, j'ai droit à quelques remarques sur le mariage présidentiel et il me triture le dos assez rapidement.

Patrick finit par me dire que j'ai l'air d'être un gars bien (ça devait être le pull...), et que j'ai droit au prix d'ami : 40$ pour m'être fait retirer les coutures (ça fait monstre), désinfecter un coup et poser un sparadrap pour faire joli.
C'est moins pire que ce que j'escomptais (il faut apparemment compter sur plus de 100$ la consultation chez le généraliste en temps normal) mais ça reste assez onéreux : même avec une couverture moins efficace, ça avait été pourtant gratuit en Allemagne. Après, tout dépend des systèmes...

A suivre : DARE! d'uriner dans le métro (nan)