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vendredi 31 octobre 2008

C'est quand la mer ? // When is the sea ?

Au moins, Joaquin la trouve dans Two Lovers
même si Ladyhawke énonce crânement "it’s not fair
Coz you’re over the Atlantic baby" (Magic)

Retrouvons un moment l'égocentrisme inhérent à tout blog :

La dernière fois que j'ai été à un concert dans un musée, j'ai rencontré Nora. Une relation un tantinet vouée à l'échec, si l'on en croit les disparités géographiques. En fait je sais pas vraiment hein, il faudra demander à ma précédente ex, qui s'est trouvée un copain au Québec (aux dernières nouvelles...). Bref, revivre un évènement assez similaire dans son évocation, ça ramène du lourd, du vilain, et on se retrouve pris en otage, sans pouvoir soigneusement éviter la décharge. J'étais justement en train d'organiser un week-end musée/concert/ciné avec mon homie Erwan quand Nora m'a annoncé qu'elle fréquentait de nouveau quelqu'un, et qu'elle estimait qu'il fallait que je le sache.

Alors là, voyez, je suis un peu partagé sur la pertinence d'une telle info (grand moment d'ironie calme devant mon ordi à ce moment-là) : D'un côté, je n'ai plus à m'en faire et je ne vais pas avoir d'autres choix que d'avancer dans mon parcours personnel, qui impliquera on l'espère, d'arrêter de se meurtrir en vain (et surtout de poser sur Facebook, ce système de statut est vraiment con). De l'autre côté... Voyez, là je bloque.
J'en parlais encore récemment à un ami, si on avait su qu'on souffrirait autant au sortir d'une relation, on aurait probablement jamais essayé. Et d'un coup je me tourne vers ceux qui n'ont jamais eu l'occasion ou la motivation d'essayer (parce qu'il s'agit bien de ça pour certains) :
Pourquoi ? Pourquoi voulez-vous vous faire du mal ? Ok, je provoque juste, et fait de mon cas un cas d'école ce qui non seulement est faux, mais aussi spectaculairement nombriliste (c'est un blog, je le rappelle). Bref, évidemment qu'on veut essayer. C'est vachement marrant, les relations. Au début c'est chouette, après c'est moins cool. Félicitations à tous ceux qui sont heureux en couple, j'apprécie l'effort, surtout quand vous faites ça devant moi dans le bus, au ciné (pourtant mon havre de paix) ou dans la rue quand je me speede au bruit que fait mon iPod pour justement ne plus y penser.

La conclusion de cette réflexion tardive est débile, et pourtant il convient de choisir un style de vie susceptible de convenir à mes besoins du moment : vivez votre vie, moi je vais m'orienter vers une façade de paraître, de shopping apaisant, de boulimie filmique/musicale, tester la résistance de mon insomnie jusque dans ses retranchements, et je reviens dans quelques temps quand j'en aurai fait le tour. Très sérieusement, j'ai toujours essayé d'éviter d'être aussi vain mais face au vide de la solitude -- qui reste pourtant appréciable devant un bon film -- putain, qu'est-ce qui reste ? Goûter à une relation, c'est finir par le regretter, mais toujours avec une pointe d'envie, une envie de recommencer (et c'est pas le prochain film de James Gray, TWO LOVERS et bombe annoncée, qui va avancer mon affaire). Quel bordel !

Je tiens à ajouter que cet article donnera des armes à tous mes détracteurs, surtout celles faisant partie de l'argument selon lequel "tout m'est dû" (qui était fort drôle sur le moment sauf qu'après 4 pintes, je l'ai mal pris) (Message à mon père : je ne suis toujours pas alcoolique, tout va bien :))


Et comme aujourd'hui c'est Halloween dans les pays anglo-saxons suffisamment sympas pour célébrer les morts avec des bonbons (sérieusement, il est pas génial ce concept ??), je vous laisse avec une pin-up sexy de Josh Howard dont voici le blog.




samedi 15 mars 2008

Soirée Ciné : THE WARRIORS

Soudainement conscient que 75% des films américains semblent se passer à New York, on se met quelques friandises de côté pour les moments creux. C'est donc à bord de mon fidèle TARDIS (j'ai donné un nom à mon ordi, chuis pas fou pour autant) que j'ai retrouvé dans le disque dur The Warriors (Les Guerriers de la Nuit en français), réalisé en 1979 par Walter Hill.
Je vous préviens, l'histoire est cool, alors ça donne envie de le voir : Lors d'un rassemblement pacifique entre gangs dans le Bronx, le chef emblématique du groupe leader The Riffs est assassiné. Accusés à tort, les Warriors auront la nuit pour traverser New York et regagner leur territoire sain et sauf (Coney Island) avec la police aux abois et les gangs rivaux sur le dos.
C'est pas du pitch qui claque ça ??

Tourné entièrement de nuit, le film suit la fuite du groupe après l'incident. Avec une voix off informant par radio les autres gangs de l'avancée des Warriors, le film devient une chasse à l'homme particulièrement prenante au fur et à mesure des rencontres (voir la carte pour le parcours de quasi 40km) et autres faces-à-faces où les personnages les plus chamarrés se foutent joyeusement sur la gueule. C'est d'ici que sort l'image à présent connue des Base-ball Furies, mélange improbable de joueurs de base-ball et du groupe Kiss ^^ Carrément génial. Le reste des gangs arbore fièrement leurs couleurs (kitsch) et les clashes entre groupes de voyous et forces de police se succèdent, entre sorties à découvert en pleine ville, guet-apens divers et courses à pieds pour attraper le dernier métro.

Pour mémoire, le clip Bad de Michael Jackson (réalisé par Martin Scorsese eh oui !!) tire toute son inspiration du film en question, qui est maintenant un classique de ce côté de l'Atlantique pour sa représentation d'un New York nocturne et urbain bien frontal ; des années après, certaines idées de mise en scène et les chorégraphies des séquences de baston (ainsi que le montage) ont encore tout leur impact (et ça fait plaisir, des poings qui claquent !), ce qui a sans doute incité les commissions de censures à le classer R à l'époque pour, entre autres, "incitation aux émeutes" (voir l'accroche en anglais du poster ci-dessus)
Après le tournage mouvementé en 2004 de Man on Fire au Mexique (les équipes étaient en permanence entourées de bodyguards pour décourager toutes tentatives d'enlèvements), Tony Scott voulait en réaliser un remake situé à Los Angeles avec la participation de tous les gangs de la ville ; L'idée traîne toujours...

BONUS : La croix bleu sur la carte représente grossièrement l'endroit où j'habite !

lundi 10 mars 2008

Geek me harder (2) + Socialiance

Pendant que le groupe Fancy est bloqué aux frontières et a déjà dû annuler certaines dates de leur MySpace Tour avec Justice, la vie continue à New York City (et oui, il ne fait pas bon s'appeler Mohamed quand on veut rentrer aux Etats-Unis)

L'occasion de retourner au Midtown, siège du passage de quelques artistes dans l'après-midi. Surprise, il y a peu de monde et on peut librement discuter avec eux pendant que les clients du store s'arrêtent, interloqués devant cette petite assemblée, avant de repartir paître à leurs occupations. L'occasion est trop belle et Julian Lopez me croque une petite Batgirl sur la couverture de son comics avant de me préciser que le temps des sketch arrivera. J'ai la vie devant moi et il pleut dehors. Je prends mon mal en patience et bien vite, c'est le moment de revenir faire un tour au stand. Chaque artiste ayant son actualité, il convient de rester dans les convenances de son travail.

Cafu me fait un joli buste de Black Panther, je demande à Fenando Blanco de me dessiner un Ash (ouais, le héros de la trilogie Evil Dead de Sam Raimi) puisqu'il bosse actuellement sur une version comics de Army of Darkness. Après avoir vu un dessin de Sepulveda m'échapper, le monsieur ne parlant pas anglais et semblant vouloir un minimum de contact avec les gens, je me débrouille quand même pour être là pour lui, comme une mère est là pour son enfant (Sepulveda dessine actuellement une adaptation de l'Illiade de Homère, il kiffe le spartiate). Et en dérogeant à son travail, il m'offre un dessin, que dis-je, une couverture de Iron Man. Travail ultra-chiadé et bien joli. Mon préféré viendra pourtant de Lopez, qui me fait un putain de Batman (nan mais sérieux !! -- même en étant pas fan on ne peut qu'aimer) ; la séance touchant à sa fin, je lui en demande juste un petit... Il m'en fait une pleine page.

Point trop n'en faut, j'arrête de faire le fanboy et tout est dans la GALERIE (photos, pas de scanners malheureusement) (Fanny, préserves-toi et ne clique pas sur ce lien)

Après un Burger King sur le pouce (un dollar chacun le Whopper Jr et le Cheeseburger, j'aime l'Amérique), je passe au Apple Store profiter du free internet pour retrouver le lieu du concert de 'Hey Hey My My' le soir-même, sponsorisé par le Bureau Export. Retour à Brooklyn, le petit groupe pop/rock a son groupe de fan français et John de Boston tente son très bon reste de français sur moi. Plus tard, Orian m'adresse la parole (Il a un nom bizarre et il est français) et me propose de bouger vers l'Alligator Lounge avec sa copine US, bar où... une pizza est offerte avec chaque bière achetée ! Eh ouais, même les soirées pizza-bières peuvent s'organiser dans les bars maintenant ! Un progrès de société fondamental.
Si vous voulez tout savoir, Orian est plus hardcore qu'un clandestin mexicain : Au pair depuis septembre sans visa, il n'est pas retourné en France au bout des trois mois réglementaires et attend la fin réglementaire de son "contrat" (en septembre) pour oser se présenter aux frontières... good luck (and good bye).

Ponette via Skype m'informe que l'heure a changé sur notre fuseau : une heure de moins dans la journée, ouuhh la semaine va être dure ! (ce qui veut aussi dire que pendant au moins deux semaines, l'écart entre la France et les Etats-Unis ne sera "que" de 5 heures).

PS: Le film Iron Man avec Robert Downey Jr va être fantastique si on en croit cette bande-annonce.

mercredi 5 mars 2008

Geek me hard !! (feat. Jae Lee/Peter David)

Eh ouais, quand on est dans la ville de Spider-Man, des 4 Fantastiques et de Daredevil, là où toutes les semaines les QG de Marvel et DC Comics se font la guerre, il y a fort à parier qu'un certain évènement viendra troubler la "douce quiétude" de la ville : les dédicaces de comics. Ne regardez pas votre écran avec ces yeux-là en me traitant à voix haute de débile, c'est une activité naturelle et fondamentale que de participer à pareille manifestation. Un peu comme la période des amours en fait.
A dire vrai, plus j'y pense et plus la BD me paraît être le média idéal pour ce genre de rencontres entre artistes et public. Difficile de rencontrer l'équipe d'un film à moins d'être un journaliste bien accrédité (même à Ecran Large c'est parfois chaud), le monde de l'art m'échappe un peu (j'ai tendance à le martyriser pour le fun, sans pour autant le déprécier) et... je suis à court d'arguments.

Nan la dédicace de BD, c'est chouette. On se retrouve entre fans, l'occasion de se rendre agréablement compte qu'on est pas les atteints. On se fait des potes (comme ce soir), et les auteurs sont cools, généralement ouverts, prêts à discuter un peu et à serrer quelques mains. Une rencontre parfois un peu speed vu le monde, mais qui fait toujours son effet quand on repart avec quelques photos et des signatures de Jae Lee et Peter David sur les couvertures de la série de la Tour Sombre, adaptée des romans de Stephen King. Le premier cycle vient d'ailleurs d'être traduit et publié en France (cf. le blog de son traducteur, Jérémy Manesse, qui est un bon gars), et ce soir, c'était la première aux US du deuxième cycle.

Légalement, les comics sortent ici les mercredis (pour les films, c'est le vendredi). Du coup, le magasin a organisé un évènement sympathique où à minuit, le store ouvrirait ses portes pour la promotion du nouveau cycle, avec présence des auteurs pour une dédicace. Tout se passe dans le calme, mais contrairement en France où un ordre de passage apparaît bien vite, ici les gens prennent leur temps puisque de toutes façons, tout le monde passera... du coup, pas le temps pour un sketch (dessin) malheureusement, même quand on est arrivé assez tôt ! En contrepartie, il est possible de refaire la queue après un premier passage (pour que tout le monde y ait droit) afin de faire signer les exemplaires restants et de discuter un peu avec les auteurs. Et du coup, avec un peu moins de monde, c'était très sympa. Peter David a bien envie de visiter l'Anjou, Jae Lee m'apparaît comme un gentil gars (j'lui ai quand même glissé que son FF 1234 m'avait donné des cauchemars) et qu'en plus comme je le disais, je me suis fait des potes !

Eh ouais, les discussions geek sur Doctor Who, ça rapproche. Du coup je serai prochainement amené à revoir Ryan, serveur dans un restau classe de Times Square, et Jonathan, vendeur à l'Apple Store de la 5ème Avenue (classe ? oui)
Sachez-le, le geek est cool et coute peu cher en alcool. Sortez avec un geek, mariez-vous avec, en plus ils sont lettrés grace aux pages de BD avalées.

La photo est pas top mais il est 3h du matin ok ?
D'autres clichés à venir dans la galerie appropriée :)

lundi 25 février 2008

Oscars 2008 : DEBRIEFING

Après avoir assisté à Times Square à une partie du Super Bowl, avoir suivi un peu passivement le Big Tuesday des élections et avoir vu une partie du pire de la télé-réalité américaine, il était temps de se préparer à un autre grand moment d'une vie : assister LIVE aux Oscars à la télé... Rhaa, joie.

Animée par Jon Stewart, excellent journaliste pince sans-rires qu'on aperçoit parfois dans le Zapping de Canal+, cette 80unième cérémonie fut très chouette à suivre. L'occasion avec Laurent, nouvellement débarqué, de disserter à loisir sur le génie de Jack Nicholson, d'espérer voir Daniel Day-Lewis remporter la précieuse statuette, et de conspuer certains choix nous paraissant dénués de tous sens.
Je n'ai pas pu voir Once sorti fin 2007, mais il a écrasé le Disney niveau Meilleure Chanson originale (avec pourtant deux nominations dans la même catégorie pour ce dernier), ce qui m'a rassuré quant à la lucidité des votants.
Par contre, Marion Cotillard en Meilleure actrice ?! WHAT THE FUCK ?! Ok, c'est annoncé depuis des mois dans les différentes célébrations possibles et imaginables (les assommants Césars, aux BAFTAs et Gloden Globes, etc) mais... Laurent me soumettait la vérité générale suivante : Marion Cottillard est une MAUVAISE actrice (sauf dans Dikkenek, ok Julie !). Ce que je n'ai pu que reconnaître. On va dire que le contexte lui a été particulièrement favorable, et que loin de faire dans l'anti-français, je n'ai absolument pas envie de voir ce film (toujours pas). Et si certaines ont la classe en recevant la statuette, d'autres finissent juste par débiter des conneries. Dont Marion ("Thank you love !")

Meilleur film d'animation : Ratatouille. MERCI Brad Bird, réalisateur de génie ! Mon petit frère m'évoquait par email le matin même son absence d'entrain face au film, ce que je peux concevoir sans tout à fait le reconnaître : Ratatouille, c'est juste du bonheur en barre, un retour à des sources saines et perpétuelles, comme seul Pixar a su le faire ces dernières années, en tout cas dans le domaine de l'animation. Bref, à prendre tel quel, et qui s'avère toujours bien plus riche à tous les niveaux que prévu. On va dire que le seul PRESQUE faux pas de Pixar aura été Cars.
Et Meilleurs effets spéciaux ?? La Boussole d'or ?? Des animaux qui parlent (encore), un film à la con et des... animaux qui parlent ? Putain, à côté y'avait TRANSFORMERS de Michael Bay : des véhicules-robots géants qui se battent. Pas besoin d'en dire plus.
You know you want it.

Mais que fait Michael Clayton aux Oscars ? Est-ce le star system entourant George qui favorise la promo du produit ? Le film reste étonnamment classique et assez gavant sur sa fin, c'est du moins ainsi que je l'ai perçu quand je l'ai vu. Dans ma famille, on adore. Et vous ?
Meilleur scénario : Diablo Cody pour Juno... jolie success story pour l'ancienne stripteaseuse... Impossible de mettre la main sur le film, sorti début janvier aux States. Et c'est rageant.


Et le triplé final ::

Meilleur acteur dans un premier rôle : NORMAL !! Daniel Day-Lewis dans There will be blood (qui a en plus remporté le prix pour la Meilleure photo). Malgré le pool qualitatif composé de Johnny Depp, Tommy Lee Jones, George Clooney, et surtout Viggo Mortensen pour les Promesses de l'ombre, ça fait super plaisir pour Day-Lewis, trop rare à l'écran. Quand on pense qu'il s'était retiré de l'industrie avant que Scorsese n'aille le chercher pour Gangs of New York...

Meilleur réalisateur : Décerné par Martin Scorsese justement, enfin récompensé dernièrement pour Les Infiltrés, le monsieur a pu remettre l'Oscar aux frères Coen pour No Country for old men. On n'y croyait pas trop pour Juno et Michael Clayton qui sont filmés (d'après ce que j'ai vu) assez classiquement et sans vrais perspectives. Restait Le Scaphandre et le papillon (film français !) et There will be blood de Paul Thomas Anderson.

Meilleur film de l'année : NO COUNTRY FOR OLD MEN. Pas trop d'accord sur le coup même si le film est sans conteste en dehors des sentiers battus et une expérience à vivre plutôt qu'à regarder. S'apprécie sur la durée, je pense...



En + :
- 3 Oscars techniques pour The Bourne Ultimatum (!!!)
- Nicole Kidman, même enceinte, était bien entendu sublime
- Cate Blanchett (nominée dans 2 catégories), dégagée au profit de Tilda Swinton pour Meilleure actrice dans un second rôle dans Michael Clayton
- Au détour d'un plan, on a pu constater que Harrison Ford sortait toujours avec Calista "sac d'os" Flockhart
- Les trois paumés de 40 ans toujours puceau, Supergrave et En cloque sur scène, ça fait plaisir
- Les Oscars, c'est cool

There will be blood sort en France le 27 février et est actuellement classé 23ème dans le top IMDb des meilleurs films du monde... Vous savez ce qu'il vous reste à faire !!


lundi 11 février 2008

Sortie ciné : CLOVERFIELD

Cloverfield ou le meilleur marketing viral depuis… le Projet Blair Witch en 1999. Ça fait plus d’un an que les rumeurs enflent, relancées par les sites miroirs, les quelques photos mises à disposition sur la toile, les tentatives de décodage du projet. Au final, on en revient à cette affiche démente représentant la Statue de la Liberté décapitée et produit final promouvant le film (cf. New York 1997 de Carpenter).

Le pitch : Un soir à New York, des amis organisent une fête surprise pour l’un de leurs amis qui part au Japon (Godzilla, anyone ?). Jusqu’à ce que brutalement, quelque chose attaque la ville : Cloverfield est le film vidéo retrouvé après la catastrophe, retraçant la nuit d’une poignée de personnes.
Avec ce postulat de base, J.J.Abrams a une idée en tête, qu’on ne découvrira qu’en regardant le film. Pour l'histoire, Abrams a coup sur coup crée Alias (géniale sur ces 2 premières saisons), Lost (qui déchaîne toujours les passions) et réalisé Mission Impossible 3 (excellent sans tout le star system l’entourant)… Du coup, et comme d’habitude, le mystère fait partie du projet et les infos filtrent au goutte à goutte (on parle même d’une adaptation de Lovecraft).

Alors, à défaut de vraiment effrayer, Cloverfield dépasse son statut de témoin d'un évènement, et devient carrément oppressant à cause de (ou grâce à) sa vue constante à la première personne. Le concept est quand même transformé par un souci de mise en scène qui semble substituer la caméra aux yeux du personnage (difficile de croire qu’il tient l’engin tout du long), rendant le voyage complètement immersif. Et réserve quelques plans complètement fous compte tenu de la distance provoquée par le concept (les personnages voient l’action, qu’on découvre par le prisme déformant d’un caméscope), notamment dans des scènes assez impressionnante suivant les différents environnements abordés : tunnels de métro, rues envahies, abris de fortune. Malgré quelques facilités dans son déroulement, le projet est béton sur son concept et J.J.Abrams joue superbement sur les effets divers englobant la mystérieuse menace. Les personnages se retrouvent en pleine zone de guerre, où les plans choquants de tours s’effondrant, très 9/11, sont légions. Acculés, perdus dans la foule et la panique, ils n'ont qu'une seule directive en tête : sortir de Manhattan vivant.

Un pur ride cinématographique particulièrement éprouvant, à voir absolument pour se rappeler l’impact d’une vue à la première personne (et à New York pour l’environnement, si on peut :D)



15/20

mercredi 6 février 2008

Début de la fin...

J'avais promis un peu n'importe quoi en disant que je n'entrerai dans aucun comic-shop avant un mois... Trois jours après mon arrivée, c'est le petit craquage avec deux Spidey dans ma besace au Midtown Comics. M'enfin, c'est un tournant pour l'homme araignée, avec des couvertures à la fois torturées graphiquement et en appelant en même temps à la désuétude du passé (ces exclamations en pagaille)... et le tout est dessiné par Joe Quesada, boss de Marvel.
Et puis j'ai fait mon Naushad, j'ai aussi pris les plastic/board pour garder tout ça en bon état !
Julie me traite de geek, mais ne se moque pas. Merci de faire de même :)