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vendredi 1 août 2008

Dernier jour de boulot

Hé oui, dernier jour au bureau après presque 6 mois de bons et loyaux services ! Quand on commence a dire au revoir, c'est jamais bon... Je laisse donc Adrien tout seul en charge du Burex pendant que je vais profiter de ma dernière semaines de naïveté avant les choses sérieuses...
Pour fêter ça, on a été se prendre des burgers dans le lobby d'un hôtel très classe, avant de se dire au revoir très virilement.

Je retrouve ce soir la bande de Montréal, Bruno, Dom, Julien, Sylvain et leur pote Vincent, arrive de France il y a 2 semaines. Concert de Wolf Parade au programme !

Bye

mercredi 30 juillet 2008

THE KILLERS, live @ Highline Ballroom

Aaaah, the Killers, je sais, on va se moquer de moi.

Et pourtant vous avez tort puisque leur deuxième album, Sam's Town est vraiment bien. Avant de partir en tournée, le groupe s'organise un show privé au Highline Ballroom avec des places sold out en quelques heures. Curieux, j'en ai pris quelques unes pour les revendre, me permettant ainsi d'accéder au show gratuitement.

Par contre on nous a infligé une première partie, qui même si elle était sympa, n'a servi qu'à frustrer tout le monde (ouais, quand on payé 50$ pour un show aussi court, on veut direct se faire cracher dessus par The Killers) ; Arrivés enfin à 22h, The Killers semblait au complet avec le batteur et sa tete marrante (cf la vidéo de Somebody Told Me où il était moins enrobé) et l'inévitable Brandon Flowers, frontman ultime, belle gueule et assez prétentieux sur la forme (mais on est pas là pour se faire respecter merde !).
Bref, d'entrée de jeu une excellente surprise puisque le groupe commence par For Reasons Unknown, nous assomme dès leur troisième titre par Somebody Told Me (leur premier single), continuent avec Mr Brightside, When you were young, Smile like you mean it et pas mal d'autres titres plus "intimistes" du deuxième album.
Le chanteur enlève peu à peu les couches de son costume trois pieces vu la chaleur qui se dégage de la scène, gesticule, parcoure le terrain, harangue la foule, chante plutôt bien et s'éponge après chaque chanson sous peine de ne plus en pouvoir. Nous, on hurle.

La très bonne surprise aura été le fait qu'ils jouent Tranquilize, a l'origine un duo avec LOU REED sur le faux-troisième album Sawdust. Bref, on aurait pu en attendre tres peu mais finalement ils ont été ultra-présents sur scène, assez agressifs, originaux, assez bourrins, et le set aura duré en tout (rappel compris) 1h30 ce qui est assez énorme vu la teneur de leur son.


Au final: le jeu de lumière le plus éblouissant depuis Simian Mobile Disco (voir ici pour la vidéo), un son pas toujours au top mais on s'en est bien accommodé, une énergie bien présente, un public enfin réactif (ca sautait de partout), une partie plus douce au piano au milieu du set et que du bonheur sur oute la durée. Par contre, va falloir que je songe a me protéger les oreilles par que j'en suis sorti sourd encore une fois.


Ouverture - Somebody Told Me




- Spaceman et Neon Tiger, deux nouveaux titres du prochain album.
- Un autre report avec photos.


mardi 29 juillet 2008

MGMT, live @ McCarren Pool (BKLYN)

Comme on est des fous, on aura commis l'irréparable : aller au concert gratuit de MGMT.

Gratuit = pire. Comprenez, j'ai arrêté d'écouter leur CD y'a trois mois mais quelque part, assister à un concert au McCarren Pool, c'est énorme. En plus, ce lieu de concert sera fermé définitivement à la fin de l'été.
Situé à Brooklyn, le McCarren Pool est comme son nom l'indique, une piscine, que je soupçonne d'avoir été olympique vu sa superficie. Fermée en 1984 elle est devenue depuis 2005 seulement un lieu de manifestations culturelles, et héberge depuis deux ans les Pool parties du dimanche durant l'été.

Occupé à un open bar brunch où j'aurai mangé des moules-frites, c'est Ania qui s'est présentée avec ses amies pour faire la queue. Auzelle, Evan et moi les avons rejoints à 14h pour attendre... un peu plus de 2h supplémentaires sous une pluie fine. Au terme de tout ce temps, on est finalement arrive dans la fosse babylonienne où tout le monde s'était rassemblé : hipsters de Brooklyn, le casting de Gossip Girl, des gamins de 12 ans, leurs mamans, leurs papas, des gens bizarres, Kirsten Dunst, bref, un vrai freak show pour la party la plus pleine (crowded) de l'histoire du McCarren Pool. L'organisation était désastreuse, le temps, mauvais, et on a entendu les Ting Tings uniquement de l'extérieur (ben oui, on faisait encore la queue)


MGMT a fini par arriver, accueilli par une horde déchaîné. Je n'arrive pas à me souvenir (...) mais je crois qu'ils ont joue une trentaine de minutes, dont leurs singles immédiatement repris en chœur. C'était correct, assez entraînant et vu de loin, les gens avaient l'air comme fous. Les ptits mecs n'hésitent pas à en rajouter, rallongent leurs morceaux, jouent un peu les autistes, et font finalement le show pour lequel ils sont venus. Cependant on est parti au moment du rappel parce que la foule de freaks, ça va un moment mais au bout de 5h debout on se dit qu'il y a un problème quelque part.
Et quand Auzelle et moi échangeons plus de 2 regards de connivence par minute à la vue de toutes les absurdités humaines se déplaçant devant nous, on finit par en avoir la certitude. Fuck yeah.
Et MGMT en live, ça craint un peu. Le rendu est moins sympa.


Récapitulatif:

- Quelques photos du concert et des activités annexes (maillots de bain inside)
- Report en anglais avec photos de MGMT
- On post n'importe quoi chez Brooklyn Vegan
- ENFIN de vraies photos sur Flickr !

lundi 28 juillet 2008

She & Him, live @ TERMINAL 5

On commence par She & Him, vus au Terminal 5 samedi dernier. M. Ward est un artiste accompli et n'a pas besoin de notre aide. En revanche, Zooey Deschanel est avant tout une actrice et se trouvait en délicate position, en vulnérabilité totale, loin de de sa zone de travail habituelle ; Toute timide, elle ne savait pas vraiment quoi faire de ses mains mais était super cute dans sa robe paillettée, et donnait de la voix comme elle pouvait dans la salle de concert bien trop grande pour leur son folky. Au final, un show très sympathique, une bonne ambiance et une présence charmante.
On redonne leur myspace, parce qu'ici, on aime.

Setlist:

Black Hole, Change Is Hard, I Was Made, Sentimental Heart, You Turn Me On, I'm A Radio, You Really Got A Hold On Me, Take It Back, Thieves Among Us, Got Me, I Thought I Saw, Why Do You Let Me Stay Here, Test, Sweet Darlin'.
--------------------------
Encore: Bring It On Home, Magic Trick.

jeudi 24 juillet 2008

♥ JARVIS COCKER ♥, live @ Terminal 5

"Awesomeness had a name Tuesday night, and it was Jarvis Cocker."

Jarvis Cocker, mon héros, mon idole.
Jusqu'au bout, je m'étais dit que je n'irais pas à son concert, 40$ me paraissait trop pour celui qui a définitivement tiré un trait sur Pulp, groupe de brit-pop anglaise dont il était le leader, et ne chante plus que les chansons de son album solo. Mais Nora m'a fait à juste titre remarquer que j'avais payé 25$ pour She & Him, un groupe venant tout juste de débarquer, alors que mon héros passait en ville... Une provocation inqualifiable.
Au final, j'ai réussi à avoir deux entrées gratuites pour le concert, Adrien mon maître de stage ayant de bons contacts avec la salle de concert.

Auzelle et moi arrivons en courant à 19h30 (on est fans ou on ne l'est pas...) ; déjà du monde mais c'est pas grave, on se faufile devant et après une première partie pitoyable, Jarvis arrive et nous remercie d'être là. On sait pourquoi on a payé (enfin pas nous, mais les autres) : ce gars a une énergie incroyable malgré sa silhouette fluette, dégage un charisme électrisant et sait comment faire un show classe, impeccable. Il fait la conversation avec le public, introduit de futures chansons de son 2nd album solo, s'agite dans tous les sens mais jamais vainement. Une classe infernale, un accent british charmant, des lunettes improbables et un très bon moment. Au final, le monsieur nous salue bien humblement après deux rappels corsés, 2h de set, et s'éclipse en espérant nous revoir. Plaisir partagé.



Setlist: Complications. Caucasian Blues. Tonight. Girls Like It Too. Big Julie. I Will Kill Again. Angela. Told You Twice. Big Stuff. Black Magic.
Encore: Fat Children. Just A Fucking Song. Cunts Are Still Running The World (qui clôturait Les Fils de l'homme)
Encore 2: Don't Let Him Waste Your Time. Face It.

De jolies photos ici.


jeudi 10 juillet 2008

Albert Hammond Jr, live @ Hiro Ballroom

Oh yeah. Cette semaine, c'est spécial revival de la Route du Rock avec 2 groupes déjà vu en Bretagne il y a moins d'un an. Sonic Youth vendredi dernier, et le groupe du guitariste des Strokes ce mercredi.

C'est après une petite enquête que j'ai pu me procurer des places pour la release party du magazine Spin, soirée privée organisée à certains endroits de la ville à chaque sortie d'un nouveau numéro. Et cette fois, c'est Albert Hammond Jr qui fournissait le show au Hiro Ballroom, aux alentours de 23h. En attendant les autres dehors, je l'ai d'ailleurs vu passer devant moi, un peu pressé, avant de s'engouffrer dans le club. Le show commence un peu plus tard au milieu d'une faune new-yorkaise particulièrement agréable à l'œil, et le groupe nous gratifie d'au moins 5 chansons de leur précédent album (dont In transit, Everyone gets a star, Holiday), mélangée à certaines de leur nouvel album, dont le charmant single GfC. AHJr joue du Strokes et le fait bien, ses chansons sont catchy et ont toujours ce petit air mélancolique qui pour moi définit parfaitement le premier album. Un show sympa.

Comme un idiot, j'ai oublié de prendre mon appareil photo (par contre, j'ai pas oublié de prendre 10$ pour profiter de l'open bar Budweiser) (c'est pas ma faute papa!). Après le concert, la salle se vide, un Dj set reprend la place laissée vacante, et un gars me glisse dans la main un gift bag de la soirée comprenant le dernier numéro de Spin, des tickets pour un concert (j'ai pas encore définit ce que c'était) et un jeu de baseball pour XboX 360 : sympa. Même pas reconnaissant, je lorgne sur les autres gift bags comprenant des casques de fou pour lecteur mp3, mais rien ne se passera... On croise l'un des guitaristes à l'étage et on le salue poliment, avant de découvrir une table VIP laissée à l'abandon avec tout ce qu'il faut pour s'amuser.
En repartant un plus tard, je croise Albert Hammond Jr et l'embête deux secondes pour lui serrer la main et lui dire que son show à la Route du Rock l'année dernière était particulièrement cool -- et bonne chance avec ce nouvel album !


Pour fêter ça, j'ai pris le mauvais métro au retour et j'ai perdu mon portable dans un taxi. Julie si tu me lis...
Pour se consoler, on peut aussi regarder la vidéo animale et flippante de Mercury, nouveau single de Bloc Party. Chuis fan de singes, alors forcément...


lundi 7 juillet 2008

Independence Day

Note: De plus en plus à la bourre dans le report, et pas de photos pour l'instant...

4 juillet, Independence Day et jour férié au pays de l'Oncle Sam. Du coup, j'ai pas été obligé de fêter ça comme je le fais d'habitude en France en matant un nanar hollywoodien (Armageddon en général). Bref, ce vendredi, on a donc commencé par se lever TRÈS tard après un bar-athon assez intense avec Ania et Josh la veille : 4 open bars, du métro, une balade a Chinatown à 3h du matin et un Brooklyn Bridge de toute beauté la nuit. Le programme était initialement plus chargé mais vous savez comment ça marche, on prévoit, on s'organise, mais au final on finit par ne jamais trouver la galerie d'art à SoHo (ou on arrive trop tard)

Bref, lever tard, balade dans le Manhattan déserté pour le week-end par les yuppies partis à Cape Cod, et mouvement vers l'appart de Anna G, en plein Lower East Side. On se prépare pour le grand barbecue du soir chez Lindsey à Brooklyn, puis on part, doucement, vers Battery Park pour le concert de Sonic Youth, un groupe que j'avais vu l'année dernière à la Route du Rock (sans grosse motivation j'avoue) -- D'ailleurs on arrive plus ou moins à la fin, juste le temps de constater que je ne connais toujours pas assez le groupe pour pleinement aimer. Chloë Sevigny, elle, a visiblement apprécié.

Direction donc Brooklyn pour le barbecue sur le toit... qui est deja plein à craquer. De nombreux petits groupes s'y sont deja formés, un Dj assure l'ambiance et les feux d'artifices tirés depuis la rive commencent à se faire entendre. Un joli spectacle. Le reste du barbecue, c'est qu'il commence à pleuvoir mais que tout le monde résiste, qu'au final personne n'a vraiment mangé, qu'avec la nuit on voyait plus rien et qu'on a rencontrés plein de gens bizarres, Brooklyn oblige.
En se déplaçant à la fête de Josh, non loin de là, les choses sont encore pires : le toit a été fermé pour éviter les accidents et à 23h30, l'hôte dormait déjà...
En attendant, rendez-vous est pris avec Oliver pour voir Batman en Imax.



Bon en fait, j'ai pas raconté grand chose dans ce post, je vais peut-être me contenter de mettre des photos à l'avenir...



jeudi 3 juillet 2008

COLD WAR KIDS, live @ Prospect Park

Quoi de mieux pour finir la semaine dernière qu'un bon concert ?
C'est chose faite avec les Cold War Kids à Brooklyn, pour un free show dans le cadre du festival Celebrate Brooklyn. Je quitte le Burex à 17h pour me retrouver au sud de Brooklyn pour la toute première fois (il n'est jamais trop tard), me retrouvant dans un coin ultra classe. Là, seulement une cinquantaine de personnes font la queue, les portes s'ouvrent et on s'engouffre sur le site entièrement aménagé avec places assises en plein air : c'est pas très rock, mais au moins, c'est confortable pour attendre. A 23 ans, chuis pas papy mais avec la fournaise actuelle, c'est pas de refus. Le premier groupe, les Sam Champion jouent un rock classique qui finit par rester brièvement en tete avant que les Elvis Perkins n'arrivent sur scène avec des instruments saugrenus pour ce qu'on pourrait en attendre, jouant de la flute traversière, une contrebasse et un harmonica parmi les classiques batterie et guitares.

Entre les shows, un rétroprojecteur projette sur un écran tous les SMS que les petits jeunes envoient au numéro surtaxé. Ça va de "Scream if you watch Heroes" à "Turn around cute girls" (et là, toutes les filles se retournent), en passant par l'intéressant "Guy with long hair and stripped shirt I like you." Oui oui. J'aurai mis un peu de temps à réaliser, merci à la fan américaine.

Puis c'est enfin l'arrivée de nos héros, les Cold War Kids qui ne joueront que 4 titres de leur premier album (We used to vacation, Hospital Beds, Hand me up to dry et St John) pour nous gratifier de nouveaux titres de leur prochain album. Le show est plutôt efficace et le chanteur s'en donne à cœur joie ; on pourrait les croire classique, mais les variations autour des morceaux sont réjouissants, et certains membres de Elvis Perkins, le groupe précédent, se joint à eux pour donner dans le bœuf décomplexé.
En résumé, un excellent moment dans un coin des plus sympa, complètement pleins à peine quelques minutes après le premier concert. PHOTOS.

Je rejoins Nora et Dave au Studio B, toujours à Brooklyn pour la soirée Down n' Derby, une soirée roller disco revival des années 70 où tout le monde joue le jeu : tenues kitch et flamboyantes, rollers à 4 roues en location et musique de circonstance sur laquelle tout le monde essaie de bouger.
Arrivé tard, on repart après pour le Crocodile Lounge où avec chaque verre acheté, une pizza est offerte. Complètement convivial et une bonne façon de clore la nuit.


mardi 17 juin 2008

ça, c'est fait.


Un peu cher mais l'album est très sympathique et ce sera l'occasion de revoir Zooey Deschanel après notre rendez-vous manqué pour la projo de The Happening (déjà sorti en France sous le nom de "Phénomènes"). Entre ballade et country sympathique, She & Him est un albun mignon et entêtant, comme pourra le confirmer Ania qui a fini par me demander ce que je chantais.

She & Him, myspace :
- Sentimental Heart
- Why do you let me stay here

Aussi dans la poche : deux tickets en pré-réservation pour le concert gratuit de Sonic Youth le 4 juillet prochain (sold out en deux minutes sur un serveur surchargé)

Sinon, en fin de journée on s'est grouillé de quitter le boulot pour aller au showcase des Ting Tings, live @ Apple Store SoHo. Découvert après une écoute a la radio, leur prestation au store était l'occasion de les voir, les autres dates étant sold out y compris dans les villes alentours. Et bien c'était vraiment bien, le duo maitrisant un vrai rock défouloir aux bonnes mélodies (normal ils ont un accent anglais a couper au couteau) ; de plus, le gars qui ne quitte jamais ces lunettes de soleil peut simultanement jouer de la guitare et de la batterie tout en assurant les arrières de sa voix, tandis que la Katie chante d'une voix bien rodé, s'occupant de la boite a rythme et de divers autres instruments y compris évidemment, d'une guitare assez puissante. Rencontrés apres le show, ils adorent Paris et s'empresseront de repasser en France dès qu'ils pourront. En attendant, les US les attendent.

The Ting Tings myspace


jeudi 5 juin 2008

M83, live @ Music Hall of Williamsburg

Après m'être barré de Ayo un mois et demi avant, plus aucune opportunité d'assister a un concert (supposément) décent par le Burex ne s'était présenté. Il était temps d'inverser la tendance avec M83, petit jeune de nos contrées, bien entourés et produisant un son électro très grisant, trippant sur CD et nettement plus violent sur scène. Son dernier album, "Saturdays = Youth" s'attarde sur la nostalgie de l'adolescence et des réminiscences de certains moments de nos années 80 ; des thèmes qui me sont chers, d'autant que le monsieur partage certaines références cinés et amourettes de pellicules avec lesquelles on ne peut qu'adhérer !
Bien cadrés sur la scène du Music Hall, on pu voir des machines bizarres, deux guitares et une batterie planquée derrière des panneaux en verre pour se défaire de la violence du son. Entre électro un peu maniéré et grandes envoyées lyriques, le concert de presque deux heures a été aussi poignant qu'un passage forcé a l'age adulte.

Une review du CD par Pitchfork (US)

Les photos de Brooklyn Vegan ici


jeudi 24 avril 2008

Youpi - C'est reparti

Le soleil, le printemps, les ouvriers qui chantent... Ceux-ci démontent enfin l'échafaudage géant rattaché à l'immeuble adjacent, et qui recouvrait la sortie de métro débouchant sur mon lieu de travail... Le ciel est infini et bleu, surtout ces derniers jours, je redécouvre New York et ses buildings. Il en faut peu.

Peut-être un jour parviendrais-je à comprendre comment j'ai pu oublier autant de mouchoirs dans mes poches avant de mettre ces jeans dans la machine à laver du lavomatic (le monsieur n'était pas content, mais j'ai fait le français donc ça passait), et pourquoi les murs de l'appart commencent à ressembler à du gruyère (une souris, je présume), pourquoi je ne vois JAMAIS le couple en séjour ici pour la semaine et pourquoi le monsieur noir m'a fait un check dans la rue en me demandant si j'allais bien.
A propos de l'appartement, merci de vos témoignages de soutien ("Laurent : Vraiment merci pour l'ensemble de vos oeuvres, je n'avais pas autant ri depuis bien longtemps"), la porte et son mur vont mieux depuis qu'un architecte-charpentier (?) a réclamé mon assistance dans le raccommodage du tout. Depuis, je peux fermer ma porte.
Encore une victoire.

Sinon, mardi à l'ambassade de France, Adrien et moi étions tenus de faire bonne impression, mais le soir venu, l'ambiance était détendue au bureau. "- Euh le tee-shirt Marvel pour représenter la musique française, ça le fait moyen ptet ? - T'inquiètes mon jean est troué". Alors c'est parti, le temps de remonter le long de Central Park vers l'Upper East Side, juste à côté du MET. Ayo malade s'excuse, et laisse Suzanne Véga nous faire un petit boeuf avant que les invités affamés ne se jettent sur le fromage et le vin rouge (euh, non merci).
De mon côté il est temps de s'activer, allant voir le concert de Tokyo Police Club le soir à Brooklyn. Les deux premières parties étaient sympathiques, en particulier le groupe Smoosh dont les deux membres sont des filles agées de... 16 et 11 ans ! Leur petite soeur (encore plus jeune) les rejoint pour jouer de la basse le temps de quelques morceaux, dont une reprise de This Modern Love de Bloc Party dont elles ont fait par ailleurs les premières parties l'année dernière. Bref, ça arrache pas mal et les Tokyo Police Club font aussi très fort avec un rock garage violent et concis. Nice.

Chuis encore choqué du Comic Con tiens.
On me fait signe qu'il va être temps d'enlever le bracelet VIP pour Grant Morrison.


samedi 29 mars 2008

SIMIAN MOBILE DISCO, live @ American Museum of Natural History (New York)

Eh ouais, parce que ça pète.

Après la déconvenue Bobmo/Para One/Surkin de la veille (remboursé, Institubes !!), cette soirée concert a juste été parfaite. Et quand y'a plus de place dans les clubs, ben c'est simple, on va dans un musée. Le show est sold out depuis longtemps mais une frayeur nocturne m'avait fait prendre ma place quelques temps auparavant ; Dommage pour la quelque dizaine de personnes qui attendait dehors, espérant que des places seraient en vente le soir même...
En rentrant dans le musée, je tombe sur un squelette de vélociraptor dont je tombe éperdument amoureux (mon cœur est compartimenté donc ça va y'a la place), puis on me fait avancer à travers différentes salles du musée jusqu'à la salle réservée à notre système solaire où aura lieu la soirée... C'est énorme, y'a des gardiens partout, et le show aura lieu juste devant une météorite millénaire. On est bien peu de choses.

Ci-dessous, l'ouverture de "I Believe", et dieu sait que c'était beau...



Le reste du spectacle est vraiment impressionnant ; mixant sur des variantes de leur album Attack Decay Sustain Release, les deux gars nous en mettent plein les yeux et les oreilles, sans que ça soit jamais rébarbatif. Tout le monde hurle et danse, un vrai pur show, une bonne grosse claque.

Pour le reste, j'héberge comme d'habitude sur le peu de place qu'il me reste de la page Picasa... Faites-y un tour, regardez les légendes. Dude !
Galerie photo scène/concert (faire flèche droite pour continuer)
Vidéo "It's the beat"
Vidéo "Plein la gueule"

Bonus : Un pur moment d'épilepsie suivi d'un panorama à l'aveuglette pour mesurer l'étendue de l'endroit et les multiples niveaux où étaient les gens... Vu que seul John McTiernan sait magnifier la caméra à l'épaule (d'ailleurs jviens de récupérer DIE HARD 3, qui se passe à NYC ça fait plaisir), restez gentils. Attention ça va vite.



PS: C'est bon on a dépassé les 1000 visites en moins de deux mois (!!), j'enlève le compteur et les pubs qui en découlaient, me semble-t-il.
Dans un autre registre, j'ai enfin acheté du thé et putain, ça fait du bien !

dimanche 16 mars 2008

Busy P/edro Winter, live @ Le Royale

Avec Justice qui jouait mardi au Madison Square Garden, quelques membres du label Ed Banger restaient dans le coin. Dont Busy P, manageur en chef qui s'octroyait une petite séance récréative au Royale pour une soirée à la limite du privée vu la razzia éclair sur les quelques 200 tickets mis en vente. Comme ma facture indiquait une heure de show à 22h, c'est tout haletant que j'arrivais au bar vaguement lounge à lustres, pour découvrir que la soirée ne débuterait probablement que vers... 1h du matin (NY m'étonne encore).


Vu le temps dehors, j'ai pris mon mal en patience et bien vite la salle à l'étage fut ouverte pour chauffer la salle avant que le monsieur ne se pointe effectivement qu'à 1h, le temps que tout le monde ait eu fini de dilapider son argent dans les vapeurs de l'alcool (à 6$ la bière, ça fait quand même cher dude). Comme je suis un rebelle, j'y suis allé avec ma chemise pas repassée pour me mouvoir dans la faune très très hétéroclite, entre Avril Lavigne en mode fermières trashs, blacks du hood perdus, compatriotes venus soutenir la French Touch et VIP en tous genres. S'ensuvit un mix sans discontinuité de 2h (!!) qui te fait dire STOP au bout d'un moment. Mais comme on est là, autant en profiter, semer les fans trop tactiles et enjoy le son dans la salle très intime vu sa relative taille et la masse de gens à l'intérieur.

A la sortie, je croise Pedro Winter que je salue en représentant le Burex (ouais ouais), et lui demandant comment s'est passé le show au Madison Square Garden vu que la notoriété du concert nous a empêché de pouvoir y assister en tant que French ambassadors (et à 60$ le ticket...). Vu qu'en deux minutes on est devenus potes (t'as vu), Pedro me file son mail pour les prochaines fois... Classe.
D'un coup, il est 4h du matin, l'heure de rentrer sans s'attarder devant le McDo sous peine de craquer, pour profiter d'un lit double si confortable que c'est un crime de se lever en semaine pour aller travailler.

Myspace Busy P


lundi 10 mars 2008

Geek me harder (2) + Socialiance

Pendant que le groupe Fancy est bloqué aux frontières et a déjà dû annuler certaines dates de leur MySpace Tour avec Justice, la vie continue à New York City (et oui, il ne fait pas bon s'appeler Mohamed quand on veut rentrer aux Etats-Unis)

L'occasion de retourner au Midtown, siège du passage de quelques artistes dans l'après-midi. Surprise, il y a peu de monde et on peut librement discuter avec eux pendant que les clients du store s'arrêtent, interloqués devant cette petite assemblée, avant de repartir paître à leurs occupations. L'occasion est trop belle et Julian Lopez me croque une petite Batgirl sur la couverture de son comics avant de me préciser que le temps des sketch arrivera. J'ai la vie devant moi et il pleut dehors. Je prends mon mal en patience et bien vite, c'est le moment de revenir faire un tour au stand. Chaque artiste ayant son actualité, il convient de rester dans les convenances de son travail.

Cafu me fait un joli buste de Black Panther, je demande à Fenando Blanco de me dessiner un Ash (ouais, le héros de la trilogie Evil Dead de Sam Raimi) puisqu'il bosse actuellement sur une version comics de Army of Darkness. Après avoir vu un dessin de Sepulveda m'échapper, le monsieur ne parlant pas anglais et semblant vouloir un minimum de contact avec les gens, je me débrouille quand même pour être là pour lui, comme une mère est là pour son enfant (Sepulveda dessine actuellement une adaptation de l'Illiade de Homère, il kiffe le spartiate). Et en dérogeant à son travail, il m'offre un dessin, que dis-je, une couverture de Iron Man. Travail ultra-chiadé et bien joli. Mon préféré viendra pourtant de Lopez, qui me fait un putain de Batman (nan mais sérieux !! -- même en étant pas fan on ne peut qu'aimer) ; la séance touchant à sa fin, je lui en demande juste un petit... Il m'en fait une pleine page.

Point trop n'en faut, j'arrête de faire le fanboy et tout est dans la GALERIE (photos, pas de scanners malheureusement) (Fanny, préserves-toi et ne clique pas sur ce lien)

Après un Burger King sur le pouce (un dollar chacun le Whopper Jr et le Cheeseburger, j'aime l'Amérique), je passe au Apple Store profiter du free internet pour retrouver le lieu du concert de 'Hey Hey My My' le soir-même, sponsorisé par le Bureau Export. Retour à Brooklyn, le petit groupe pop/rock a son groupe de fan français et John de Boston tente son très bon reste de français sur moi. Plus tard, Orian m'adresse la parole (Il a un nom bizarre et il est français) et me propose de bouger vers l'Alligator Lounge avec sa copine US, bar où... une pizza est offerte avec chaque bière achetée ! Eh ouais, même les soirées pizza-bières peuvent s'organiser dans les bars maintenant ! Un progrès de société fondamental.
Si vous voulez tout savoir, Orian est plus hardcore qu'un clandestin mexicain : Au pair depuis septembre sans visa, il n'est pas retourné en France au bout des trois mois réglementaires et attend la fin réglementaire de son "contrat" (en septembre) pour oser se présenter aux frontières... good luck (and good bye).

Ponette via Skype m'informe que l'heure a changé sur notre fuseau : une heure de moins dans la journée, ouuhh la semaine va être dure ! (ce qui veut aussi dire que pendant au moins deux semaines, l'écart entre la France et les Etats-Unis ne sera "que" de 5 heures).

PS: Le film Iron Man avec Robert Downey Jr va être fantastique si on en croit cette bande-annonce.

mercredi 20 février 2008

YELLE, live @ Knitting Factory

Ouais bon, quand on bosse pour le French Music Export Office, faut bien tôt ou tard aller voir un artiste produit en France... Ce soir, c'était la première de Yelle à New York et mine de rien, c'était sold out. La petite a effectivement ses fans, entre les garçons qui hurlent "I love you Yelle !" et les filles qui paraissent s'identifier au personnage. Si en France on arrive encore avec un peu de recul à en rire, ici, c’est la dernière French sensation ! Pour le reste, eh bien elle s'habille comme un sac et chante avec une voix aigue un peu nasillarde (ce qui peut avoir son charme). En fait, ca faisait un peu Dorothée. Mais quand arrivent "Je veux te voir" (aussi repris dans le rappel) et "A cause des garçons", tout le monde reprend en cœur. Heureusement que les DJ Grand Marnier et Tepr étaient la pour la soutenir et assurer eux aussi le show avec leurs mix : on les retrouvera d'ailleurs jeudi soir prochain au Hiro Ballroom avec Yelle en guest (et non pas le contraire, comme ici)
Photo pas de moi, j'etais trop loin.


Non, le vrai problème, ce sont les dérives qu'entrainent ces manifestations françaises auprès des américains : port du béret, petits gilets horribles, tee shirt laid désigné par Justice pour H&M (oui j'ai l'œil), mais heureusement pas (encore) de tecktonik !
A la sortie, une américaine manageuse visiblement éméchée nous saute dessus en nous proposant l’after party de "Be Kind, Rewind", le film de Michel Gondry. L’aventure, c’est l’aventure, même quand c’est foireux. On se méfie mais acceptons… Le plan n’était pas foireux, on est juste arrive trop tard ; dommage pour Gondry. Désespérément en quête de plans, la nana fait jouer ses contacts, et on finit par la laisser dans un bar ou elle finira sans doute par se faire des amis. Au moins, elle a eu le bon gout de payer le taxi qui nous rapprochait du métro, tant mieux.


samedi 16 février 2008

MOBY, live @ Hiro Ballroom

Devinez qui dansait hier à deux mètres de Moby ? (oui, je suis sensiblement plus grand que lui). Nan, sérieux, c'est pas pour me la péter que je demande. Le site Going.com est mon meilleur ami ces derniers temps, et c'est suite à l'info du passage de Moby (the real Moby, cf HIMYM) pour un Dj set que j'ai motivé les français de Brooklyn pour un passage au Hiro Ballroom. Après avoir failli passer la soirée dans le métro à me perdre, on a finalement tous pu se rejoindre et rentrer moyennant quelques pennys dans un club encore fou, avec une scène, des bars environnants, des coins plus intimes avec banquette à l'étage, le tout dans un décor asiatique plutôt sympa. Je vais me répéter, mais les clubs, c'est autre chose ici : le son est bon, la faune est extravagante et il se passe toujours quelque chose...
On a loupé en partie le premier set pour cause de trajets ; arrivés au milieu du duo Mixhell, on s'est rendu compte de la folie du lieu pour rejoindre rapidement les autres au milieu de la "piste" (difficile d'en définir les limites quand le club en entier en est une !). Moby s'est contenté d'un Dj set, donc pas de reprises de ses singles qui d'un coup prennent un coup de vieux avec l'invasion électro européenne de ces dernières années... Le show était quand même sympathique, avec du bodyguard qui te fait comprendre quand tu es de trop à sauter devant les tables de mixages :)
On fini vers 3h30, et la mission métro n'est évidemment pas de tout repos.

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Pour les clichés "officiels" de la party, c'est ici



vendredi 8 février 2008

Une histoire de féculents

Journée folle à rester assis et à hanter MySpace à écouter de l’éléctro dans un casque, épuisant toutes les resources du label Ed Banger Records ; un écran d’ordinateur est finalement assez crevant !! (mais le remix de Feist par Boys Noize est complètement fou)

Le soir, après le sympathique concert de Sylvain Luc et Richard Bona au Lycée Français de NYC (où une jolie élite s’y constitue), Julie Mathieu et Florient me propose de passer à Chinatown pour le nouvel an chinois. Une fois arrivés là-bas, on se rend compte qu’on a seulement 24h de retard… Les cotillons et autres fusées chinoises gisent le long des trottoirs comme un rendez-vous manqué. On erre un moment, passant par Little Italy avant d’entrer dans l’un des seuls restos encore ouvert ; pour 4,50$, c’est le bonheur : légumes, porc sauté et du RIZ. Du riz, ça fait plus d’une semaine que je n’y ai pas eu droit. Inimaginable. Et contre nature avec ça. Enfin un joli repas équilibré, avec un peu de thé, une bière pour digérer et des gâteaux de la chance - ou quel que soit le nom qu’on leur donne. On a d’ailleurs été bien déçu que l’habituelle prophétie ait été remplacée par un cours de langue.

Speak Chinese

Cucumber : "huanggua"

Putain on est bien avancés !!