samedi 11 octobre 2008

Récapitulatif (Hello week-end !)

Parce qu'à force d'écrire tout seul on finit vraiment par se prendre à tort pour un magazine online d'informations, on espère que vous avez appréciez le tryptique culturel de la semaine. Pour mémoire, on a évoqué :

- Série Télé : How I Met your Mother (début saison 3)
- Livre : Cul-de-Sac, de Douglas Kennedy
- Musique : Une liste d'album à s'imposer

On revient la semaine prochaine avec sans doute moins de contenu (ça met du temps à se lire, un livre), mais toujours avec une bonne humeur indétrônable parfaitement contrôlée.
A la demande de Benjamin, on va aussi sans doute se faire un post Liverpoolais.

vendredi 10 octobre 2008

Tracklisting - Life Stage #1

Parce que la musique c'est la vie, petit tour d'horizon des musiques qui m'animent depuis un moment. Certaines datent un peu, mais depuis l'invention légendaire du .mp3, des baladeurs et d'une pratique qu'on ne nommera pas ici, la musique est ailleurs, partout, ici, chez toi, dans ta tête, dans la mienne.


The Dandy Warhols - ...Earth to the Dandy Warhols : Impossible d'écouter Odditorium machinchose, mais là c'est splendide. En virant le morceau de 15 minutes parlant de nougat, on trouve des bombes de single, une énergie très dandy et la force de se lever en disant que c'est de la bonne.

TV on the Radio - Dear Science, : La bombe de la rentrée pour beaucoup dont Erwan qui se réjouira que je m'y essaie, moi je viens d'arriver donc je n'en dis pas autant. Même si... Staring at the sun reste classiquement pour moi l'un de mes morceaux préférés (avec High Hopes des Pink Floyd), et cet album contient quelques merveilles de ce genre-là. On apprécie peu à peu la magie de la voix de Tunde Adebimpe, et c'est parti dans les joyeux tourments, les peurs zélées, le psyché ambiant.


The Chemical Brothers - Brotherhood : Les Brothers et moi, ça remonte à longtemps, du temps où je me cherchais une identité musicale. J'ai tous leurs albums et le premier CD de ce Best Of compile efficacement leur parcours avec 15 tracks pas toujours attendues au tournant.
La surprise, c'est le CD2, avec ses 10 pistes d'Electronic Battle Weapon, revisitant d'autres succès des frères chimiques sur le ton du medley et de la pose s'enchaînant judicieusement.
Mandieuçafaitdubien. On en parle chez les Inrocks.

Fleet Foxes - Fleet Foxes : Je me force un peu dans la musique intello et ça paie bien : harmonie, calme, c'est comme un joli tableau dans lequel on plongerait.

Common - Be : Du hip-hop de qualité ; Il a fallu que Julien Arnaud s'achète le 33 tour pour me montrer ça, mais ça en valait la peine : Des featurings à foison et deux premières pistes qui claquent.

Lou Reed - Transformer : Il n'est jamais trop tard pour réaliser que plusieurs des titres anthologiques du monsieur se trouvent sur cet album : une joie de vivre torturée qui fait plaisir. N'oublie pas : Walk on the Wild Side, Vicious, Satellite of Love... Rhaaa, ça donne envie de se mater un petit David Lynch.



Crystal Castles - Crystal Castles : Buzz électro mérité, ça fait le bruit de la Super Famicom mais ça clashe en beauté sur des sons zébrés. Malheureusement je les ai raté à NYC, mais depuis je me rattrape come je peux. Fan, fan, fan.
>Myspace


Santogold - Santogold : On continue avec New York, 2008 c'est son année et Santogold l'écrit en lettre d'or (c'était facile) : superbe beats, morceaux prenants, l'envie de cruiser comme un appel au retour à la nature. Un putain de bon son que même tu l'entends dans Gossip Girl saison 2 tellement Josh Schwartz, il sait choisir de bons morceaux.

The Verve - Forth : Ca sort un peu de la pop préfabriquée d'Angleterre malgré quelques bons morceaux déchéants ; impossible de me sortir le single de la tête (Love is Noise), avec ses petits cris bizarres rythmant toute la piste. Ecoutez ça là.

Dragonnette - Galore : un bon son électro, des filles qui savent se vendre et des morceaux qui envoient le bois.
>Myspace

Natalie Portman's Shaved Head - Glistening Pleasure : limite niaiseux mais tout kitch et donc indispensable. Surtout la chanson sur les poils de barbe. >MYSPACE

Mais aussi :
Paul McCartney - Memory Almost Full
: Le vioque en tient une bonne, ça parle de vintage clothes, d'une fin attendue comme une délivrance, et c'est mélancolique en diable.

A Fine Frenzy - One Cell in the Sea : Une rousse qui chante l'amour, moi ça m'inspire.
>Myspace

Amy McDonald - This is the life : poppy et inspiré, un CD que m'a passé Lutin, complètement prémonitoirement, il y a quasiment un an.

The Good, The Bad & The Queen - The Good, The Bad & The Queen : un autre des side-projects de Damon Albarn, industriel, fabuleux, profond.


jeudi 9 octobre 2008

Bouquin : Cul-de-Sac, de Douglas Kennedy


Ça va jaser, mais pour une fois que je m'éprends d'un livre, autant en faire profiter les gens !

Premier constat, amusant, si ce livre avait été adapté en film, peu de personnes en aurait entendu parler et c'est seulement à la lecture du Mad Movies qu'on se serait émerveillé... Pourquoi ? tout simplement parce que Cul-de-Sac est un bon survival des familles, une épopée burlesque et barbare, grégaire et tout ça.
Bizarrement, tout le monde connaît l'auteur ou ce livre (son premier), preuve est faite que le livre en tant qu'entité arrive encore vachement mieux à toucher son public que les productions obscures accouchées par le cinéma (pour résumer : ceux qui ont lu Cul-de-Sec regarderont-ils volontiers La Colline a des Yeux de Alexandre Aja ? J'en doute, mignon)

Second constat : ça se lit super bien. L'auteur utilise un argot et un ton caustique particulièrement irrévérencieux, et avec un naturel sidérant, mêlant mots légèrement vieux jeu aux descriptions les plus crasses possibles, employant alors un langage bien moins châtié (là, on peut aussi se poser la question de la fidélité à la traduction, l'ayant lu en français je n'avance rien).

J'en oublie l'essentiel : C'est l'histoire d'un journaleux qui rêve d'aventure et part dans l'outback australien, s'achète un pick-up et entreprend de se faire un road-trip Nord-Sud à travers le pays rouge latérite (hop moi aussi je case des mots). Bien entendu, rien ne va se passer comme prévu et c'est avec joie qu'on va assister aux déboires de Nick, où il va subir les températures invraisemblables du pays et enchaîner les rencontres malheureuses au fond du trou-du-cul du monde.

Rédigé à la première personne, Cul-de-Sac est joliment immersif, sacrément poutreux dans son offensive grammaticale et, comble de joie, offre aux amateurs de survival une aventure graphique bien sale, et réjouissante comme il faut.
Il paraît que depuis, Douglas Kennedy se fourvoie dans les histoires de couples. Je laisse habituellement les drames domestiques et nombrilistes au cinéma français, mais qui sait...

mercredi 8 octobre 2008

Rentrée série : How I Met Your Mother - Saison 3 (E01 à 03)


Dramatique constat à peine quelques semaines après la reprise série de la rentrée : How I Met Your Mother ne fait plus rire. Ou si peu comparé aux 3 saisons dernières. On assiste, un peu peiné, aux méthodes maintenant habituelles et bien éprouvées du casting pour nous arracher un rire (un franc, un vrai), mais c'est peine perdu après 3 épisodes.
Dès le deuxième épisode, un guest US est convié à ranimer le show mais Atlantique oblige, la référence nous échappe et l'épisode devient vite poussif à essayer de nous intéresser à cette quête du hamburger parfait par Marshall.
Reste Sarah Chalke (Elliot dans Scrubs), appelée à revenir pendant un petit moment vu l'importance (présente) de son rôle. En l'état, HIMYM, c'est fatalement un sitcom qui prend un vilain coup, tentant de redresser la barre quand c'est devenu par habitude plus que par plaisir qu'on suit le groupe de copains new-yorkais.