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lundi 20 octobre 2008

Aime le Dr Horrible !! (Reprise)


Juste un petit message pour vous redire comme la web série de Joss Whedon, Dr Horrible, était chouette. Aucune sortie encore de prévue en France, mais les malins savent comment se fournir (sur iTunes évidemment). En parallèle de cette promotion, la bande-originale de la comédie musicale est sortie et rassemble l'ensemble du casting incluant Neil Patrick Harris (Barney dans How I Met Your Mother), dans de savoureux moments. A écouter dès que vous le pourrez, la bande-originale rassemblant humour à double-sens, grands moments épiques ("Brand New Day"), chouette orchestration et qu'elle reste à trotter dans la tête assez longtemps.
N'oubliez pas Joss Whedon s'est déjà fait la main sur un épisode de Buffy particulièrement bon, encore aujourd'hui.

- Pour se remettre dans le bain sur Dr Horrible

- Le site du Dr Horrible

A propos de How I Met Your Mother, j'émettais récemment des réserves concernant la nouvelle saison, mais le dernier épisode en date (S04E04) reprend un train d'enfer dans la comédie efficace et pose aussi de futures pistes quant au futur de nos amis. Bref ça repart plutôt très bien, vivement la suite !


jeudi 16 octobre 2008

Rentrée série : Fringe - Saison 1 (E01 à 04)


Ou "Pourquoi Fringe est le show le plus rassurant de la rentrée."

Alors que certaines reprises ou nouveautés se cassent la gueule qualitativement, J.J.Abrams, l'un des derniers geeks à Hollywood avec Joss Whedon, nous sort Fringe, sa nouvelle série après Alias et Lost. Alors que cette dernière n'est pas encore bouclée, Abrams nous gratifie d'une histoire qui fait furieusement écho au passé : Suite à la manifestation d'évènements inexpliqués, un comité se monte ayant pour tâche d'enquêter sur un mystérieux "schéma" (ou dessein) semblant relier toutes ces manifestations. Attention le premier qui crie "X-Files !!" gagne, parce qu'on y retrouve toutes les constantes du premier show TV le plus culte du monde, couple d'enquêteurs mixte et complot à échelle mondiale en filigrane à l'appui.

Reste que Fringe se mérite, au même titre que True Blood, puisqu'il faudra quand même passer par un pilote de 1h20 pour se voir offrir les premières clefs du mystère. On suit donc l'agent du FBI Olivia Dunham, qui finira assistée d'un professeur légèrement fou, extrait d'un HP après 17 ans, et de son fils, génie au lourd passé. L'équipe de bras cassés se voit offrir de nouveaux dossiers à chaque épisode alors qu'en parallèle se dresse un schéma à la Alias, où tout finira forcément par se rejoindre.

Comme le concède J.J.Abrams, difficile de savoir clairement vers quoi sa série s'oriente, même si le 4ème prend sa vitesse exponentielle avec beaucoup de pistes soigneusement déposées, alimentées par des cliffhangers de fin d'épisodes efficaces. La démarche de Abrams est moins originale que prévue, mais souhaitant se baser sur une science en pleine évolution, elle renvoie à nos contemporains un tableau pas joli-joli qui pourrait rapidement prendre toute sa démesure.
Reste à savoir jusqu'où ils comptent nous emmener, sachant que pour l'instant ils n'en savent rien eux-mêmes, alors que la Fox a fini par leur commander une saison complète de 22 épisodes.
Rassurant.


mercredi 15 octobre 2008

Rentrée série : Heroes - Saison 3 (E01 à 02)


Cher lecteur, je vais t'épargner tout suspense : On pouvait déjà se douter des faiblesses d'écriture du show dès sa première saisons, se consoler avec la deuxième, mais l'ensemble filait de toutes façons vers le précipice. C'est chose faite.

Après une saison 2 qui devenait limite intéressante sur sa fin (et ce, à cause d'une grève des scénaristes qui avait raccourci significativement la saison), on retrouve notre pool de freaks en mauvaises postures, animés d'un concept encore plus vilain, avec allers-retours entre futur et présent, jamais facilité par le montage ou de quelconque explications.

Hiro, le personnage le plus inutile du monde est à nouveau au centre des intérêts de tous et compromet une nouvelle fois le "fragile équilibre du monde", et ce, par pure égoïsme. Le premier épisode est à nouveau une fosse commune d'idées mal exploitées puisqu'au terme de l'épisode, le out n'est qu'un vaste bordel grotesque racolant à tout va. Rapidement, on devine le schéma pris par les "scénaristes" du truc : en rajouter encore plus, nous embrouiller un maximum, faire n'importe quoi, pour au final, sûrement nous résoudre tout ça n'importe comment en évoquant tout ce qu'ils pourront comme raisons stupides.
Jamais on a vu plus bancal en terme de gestion globale d'une intrigue et si vous êtes un minimum exigeant en matière de caractérisation des personnages, la majorité du casting devrait déjà vous énerver passablement.
L'épisode 2 m'a brièvement intéressé par sa réunion de deux acteurs de Veronica Mars (Kristen Bell et Francis Capra - Weevil), mais la sauce ne prend pas : poussif à l'excès et multipliant les coups de théâtre pour se donner de l'élan, Heroes n'aboutit à rien.

Bref, si tu veux voir des personnages tous plus cons animés des réactions les plus stupides possibles, si tu veux voir Malcolm McDowell cachetonner dans une prod cheap et mal filmée, que tu penses avoir l'espoir raisonnable, lâche-toi. Par contre, si tu t'infliges ce supplice avec l'excuse qu' "on est mardi soir et que ça peut encore passer" : ARRÊTE TOUT DE SUITE !!


mercredi 8 octobre 2008

Rentrée série : How I Met Your Mother - Saison 3 (E01 à 03)


Dramatique constat à peine quelques semaines après la reprise série de la rentrée : How I Met Your Mother ne fait plus rire. Ou si peu comparé aux 3 saisons dernières. On assiste, un peu peiné, aux méthodes maintenant habituelles et bien éprouvées du casting pour nous arracher un rire (un franc, un vrai), mais c'est peine perdu après 3 épisodes.
Dès le deuxième épisode, un guest US est convié à ranimer le show mais Atlantique oblige, la référence nous échappe et l'épisode devient vite poussif à essayer de nous intéresser à cette quête du hamburger parfait par Marshall.
Reste Sarah Chalke (Elliot dans Scrubs), appelée à revenir pendant un petit moment vu l'importance (présente) de son rôle. En l'état, HIMYM, c'est fatalement un sitcom qui prend un vilain coup, tentant de redresser la barre quand c'est devenu par habitude plus que par plaisir qu'on suit le groupe de copains new-yorkais.

lundi 22 septembre 2008

Rentrée série : TRUE BLOOD (E01 et 02)


Après avoir exploré les tourments du monde grâce à la famille Fischer pendant 5 saisons, Alan Ball nous offre enfin la suite de ses réflexions autour de l'être humain avec l'arlésienne True Blood, nouvelle série débutant cette rentrée. Capables de se mêler aux humains depuis qu'une firme japonaise a développé un substitut au sang, les vampires commencent à sortir de l'ombre. Un postulat sympa que Ball plonge dans la Nouvelle-Orléans post-Katrina, nous présentant dès son pilote Sookie (Anna Paquin, plus pâle que d'habitude), une serveuse évoluant en plein bouge, faisant la rencontre d'un vampire nouvellement arrivé sur place. Et vogue la galère.

A sa nouvelle série, Alan Ball ajoute certaines constances, comme le cadre à présent familier de la cuisine pour les réunions familiales autour d'un repas rapide, ainsi que sa propension à nous abreuver de personnages originaux : Lafayette, le cuisiner black et gay, à priori pas à sa place dans les bayous, la grand-mère survivante centralisant toute la famille (complètement héritée de Six Feet Under), et un casting en général à l'accent 100% redneck impossible à comprendre sans sous-titres (au moins en VO).

Malheureusement le bas blesse immédiatement quant à la représentation forcément attendue des vampires. Alan Ball a au moins pris le parti de ne pas en rajouter plus dans le maquillage, le côté déjà graphique de la série nous prouvant qu'il n'en faudrait pas plus.
Politisée (autant qu'on peut le voir après deux épisodes), la série développe en parallèle de l'histoire entre Sookie et Bill la lutte de groupes et associations militant pour que les droits civiques soient reconnus aux vampires, parallèle assez évident aux luttes de certaines communautés il y a finalement pas si longtemps. Situation exacerbée par la localisation géographique des évènements et son histoire inévitable.

L'atmosphère moite y est pour beaucoup dans la réussite de ces premiers épisodes, même si le tout s'annonce moins définitif qu'un Six Feet Under. HBO, confiante, a déjà commandé une seconde saison. En tous cas, vivement la suite.

Note: Le générique est superbe.


vendredi 22 août 2008

Veronica Mars - Saison 1


J'ai finalement terminé la saison 1 de Veronica Mars, jeune lycéenne de Californie, apprentie détective et nouvelle amie suite au départ de Buffy. Il m'aura fallu du temps pour me plonger complètement dans cette première saison couverte d'éloges, mais il faut bien admettre que je n'ai fait que remettre à plus tard un plaisir télévisuel immense. Rob Thomas, créateur du show, a réussi à y introduire de forts judicieux relents de film noir ainsi qu'une maturité étonnante dans ce qui avait à priori tout du teen-soap insignifiant.

Le pilote n'est même pas là pour prendre le spectateur par la main : immédiatement, on est plongé dans le quotidien peu envieux de Veronica Mars, dont la meilleure amie a récemment été assassiné. Depuis, c'est la chute : Son père, alors shérif en charge de l'affaire a été destitué, ses gosses de riches d' "amis" l'ont abandonné et sa mère a fait ses valises pour partir dieu sait où. Tout au long de la saison, c'est le mystère entourant l'assassin qui sera l'arc scénaristique principal.
De multiples autres intrigues s'y accrochent plus ou moins, exigeant d'entrée de jeu un visionnage en flux tendu de la saison sous peine d'être rapidement perdu et de ne pas profiter dignement des qualités du show de Rob Thomas !

Mais loin de sacrifier comme beaucoup cette histoire soigneusement préparée malgré sa dégaine de sous-intrigues, ce whodnit implacable trouve sa résolution dans l'épisode final de la saison, entamant sa dernière ligne droite dans les 6 derniers épisodes, particulièrement prenants, puis peu à peu étouffant et implacable. Un vrai tour de force, diablement bien mis en scène.
La majorité des intrigues parallèles tournent autour des relations entre Veronica et ses autres camarades de classe, autrefois amis, connaissances ou simplement ennemis. Au cours de la saison, elle développe aussi son petit business d'enquêtrice (tenant en général sur un épisode), tout en courant à droite à gauche pour aider son père, policier reconverti en détective, et faire la lumière sur plusieurs mystères annexes requierant son attention.


Contrairement à ce que pourraient donc penser des collègues étroits du bulbe, Veronica Mars est une série intelligente qui motive le spectateur et le force à réfléchir un peu par lui-même, un certain nombre d'actions de l'intrépide détective se déroulant hors-champ, intimant d'emblée à la vigilance la plus absolue. Rajoutons dans le lot des clins d'œil à la pop culture fatalement indispensable, une bande-son utilisé à bon escient (j'avais jamais ré-entendu le thème de Virgin Suicides ailleurs) et surtout, remercions Kristen Bell d'exister, actrice finaude, malicieuse et inspirée qui vaut 100 fois plus que toutes les Marissa Cooper réunies (cf. Newport Beach)

Bref, pour un essai, c'est pas loin de la perfection : Voilà une première saison exemplaire qui donne du baume au cœur, et invite dans sa lancée à immédiatement visionner la saison 2 - grâce à un petit cliffhanger de fin, nous faisant d'un seul coup réaliser à quel point on tient à la petite Mars.

Et à ceux qui ont l'impression de regarder un bon show avec Heroes, ouvrez les yeux et effacez vos DivX !!


PS: Par contre, Joss Whedon sera toujours le plus fort pour avoir réussi à monter un univers cohérent autour de Buffy, malgré sa débauche de créatures toutes plus bizarres les unes que les autres (y'avait un mafieux à tête de requin dans la saison 4, me semble-t-il)