jeudi 28 février 2008

Conversion intéressante

Je me doute que les photos exhibées sur ce blog peuvent suffire à faire rêver. Mais pour en rajouter dans le racolage putassier et facile, on peut aussi parler de shopping. L'euro reprend de la valeur, c'est le moment de faire son Jay-Z (qui exhibe son nouveau bling, des euros dans le clip Blue Magic en lieu et place de dollars), et d'oser entrer dans une boutique alors qu'on a pas encore fait le tour des musées de NYC -- bon courage pour ce vaste projet d'ailleurs.

Bon, ceux qui me connaissent vont me reprocher de ne pas avoir fait original mais le noir reste classe, et puis c'était le dernier jour de soldes dans le magasin. Je ne sais d'ailleurs pas si le terme de soldes s'applique ici vu que chacun décide de sa période de sales, et qu'en gros... ce sont les soldes toute l'année !! (ça y est j'ai l'attention de pas mal de filles gens)
Bref, 20 dollars la série limitée Jackass 2.0, pas besoin de réfléchir bien longtemps, surtout quand ils ont ta pointure (essaie de chopper du 46 en France facilement...)


Sing for the moment*

Laurent est bien arrivé à l’appart samedi soir, suffisamment tard pour ne pas se retrouver à la porte alors que j’essayais de rallier Harlem depuis Brooklyn en métro (me suis trompé de sens).

Le dimanche, on a refait Manhattan à notre image. On a commencé par la 5ème Avenue, pour amorcer un morceau de Central Park sous la neige, avec patinoires, enfants endimanchés, grand soleil et l’envie de croquer tout ça (pas les enfants, la ville quoi). Une pause à l’Apple Store et nous voila repartis. Après Times Square, on part complètement à l’Ouest essayer de trouver la mer après les buildings. Curieusement, c’est moins folichon que prévu, mais une église serbe ou croate dissimulée entre deux entrepôts nous accueille le temps de se poser quelques minutes.

Après, t’inquiètes pas, on en veut encore : Hell’s Kitchen, retour au métro et direction Ground Zero qui est devenu une sorte de lieu de ralliement où les touristes prennent le chantier en photos tandis que des mecs essayent de te vendre un album photo du World Trade Center… On trace vers Wall Street, un petit bonjour au taureau géant et nous voilà repartis vers le sud. Mais alors que la bande de terre se rétrécit, même la mer ne nous arrêtera pas. Grâce à Laurent, bien renseigné, on embarque sur un ferry direction Staten Island : du relief, de la neige, des maisons dont on voit le toit, on sort complètement de la jungle urbaine pour se retrouver en terrain agréable à l’œil. Prêt à dominer l’île, on prend un bus au hasard, descendons quelques arrêts après et tentons un retour à pied à travers la ville. Le retour nous permet de saluer dame Liberty, et de voir avancer la skyline de Manhattan vers nous (à moins qu’il ne s’agisse du contraire).

Mais la journée n’est pas finie, on amorce Chinatown pour se trouver un petit dîner (plus compliqué que prévu, et pas trouvé de nems !!), puis après avoir rapidement traversé ce qu’il reste de Little Italy, nous remontons Broadway Avenue (la rue du shopping, même nocturne) jusqu’à Union Square… Je résiste à entrer dans le Forbidden Planet, on embarque une dernière fois dans le métro pour s’effondrer, retour à Harlem et GROS DODO.

Des photos et des vidéos dès que je récupère les données de Laurent, y’a encore plein de choses à venir !
(dont des cheerleaders, messieurs)

* Eminem, reprise de Aerosmith

lundi 25 février 2008

Oscars 2008 : DEBRIEFING

Après avoir assisté à Times Square à une partie du Super Bowl, avoir suivi un peu passivement le Big Tuesday des élections et avoir vu une partie du pire de la télé-réalité américaine, il était temps de se préparer à un autre grand moment d'une vie : assister LIVE aux Oscars à la télé... Rhaa, joie.

Animée par Jon Stewart, excellent journaliste pince sans-rires qu'on aperçoit parfois dans le Zapping de Canal+, cette 80unième cérémonie fut très chouette à suivre. L'occasion avec Laurent, nouvellement débarqué, de disserter à loisir sur le génie de Jack Nicholson, d'espérer voir Daniel Day-Lewis remporter la précieuse statuette, et de conspuer certains choix nous paraissant dénués de tous sens.
Je n'ai pas pu voir Once sorti fin 2007, mais il a écrasé le Disney niveau Meilleure Chanson originale (avec pourtant deux nominations dans la même catégorie pour ce dernier), ce qui m'a rassuré quant à la lucidité des votants.
Par contre, Marion Cotillard en Meilleure actrice ?! WHAT THE FUCK ?! Ok, c'est annoncé depuis des mois dans les différentes célébrations possibles et imaginables (les assommants Césars, aux BAFTAs et Gloden Globes, etc) mais... Laurent me soumettait la vérité générale suivante : Marion Cottillard est une MAUVAISE actrice (sauf dans Dikkenek, ok Julie !). Ce que je n'ai pu que reconnaître. On va dire que le contexte lui a été particulièrement favorable, et que loin de faire dans l'anti-français, je n'ai absolument pas envie de voir ce film (toujours pas). Et si certaines ont la classe en recevant la statuette, d'autres finissent juste par débiter des conneries. Dont Marion ("Thank you love !")

Meilleur film d'animation : Ratatouille. MERCI Brad Bird, réalisateur de génie ! Mon petit frère m'évoquait par email le matin même son absence d'entrain face au film, ce que je peux concevoir sans tout à fait le reconnaître : Ratatouille, c'est juste du bonheur en barre, un retour à des sources saines et perpétuelles, comme seul Pixar a su le faire ces dernières années, en tout cas dans le domaine de l'animation. Bref, à prendre tel quel, et qui s'avère toujours bien plus riche à tous les niveaux que prévu. On va dire que le seul PRESQUE faux pas de Pixar aura été Cars.
Et Meilleurs effets spéciaux ?? La Boussole d'or ?? Des animaux qui parlent (encore), un film à la con et des... animaux qui parlent ? Putain, à côté y'avait TRANSFORMERS de Michael Bay : des véhicules-robots géants qui se battent. Pas besoin d'en dire plus.
You know you want it.

Mais que fait Michael Clayton aux Oscars ? Est-ce le star system entourant George qui favorise la promo du produit ? Le film reste étonnamment classique et assez gavant sur sa fin, c'est du moins ainsi que je l'ai perçu quand je l'ai vu. Dans ma famille, on adore. Et vous ?
Meilleur scénario : Diablo Cody pour Juno... jolie success story pour l'ancienne stripteaseuse... Impossible de mettre la main sur le film, sorti début janvier aux States. Et c'est rageant.


Et le triplé final ::

Meilleur acteur dans un premier rôle : NORMAL !! Daniel Day-Lewis dans There will be blood (qui a en plus remporté le prix pour la Meilleure photo). Malgré le pool qualitatif composé de Johnny Depp, Tommy Lee Jones, George Clooney, et surtout Viggo Mortensen pour les Promesses de l'ombre, ça fait super plaisir pour Day-Lewis, trop rare à l'écran. Quand on pense qu'il s'était retiré de l'industrie avant que Scorsese n'aille le chercher pour Gangs of New York...

Meilleur réalisateur : Décerné par Martin Scorsese justement, enfin récompensé dernièrement pour Les Infiltrés, le monsieur a pu remettre l'Oscar aux frères Coen pour No Country for old men. On n'y croyait pas trop pour Juno et Michael Clayton qui sont filmés (d'après ce que j'ai vu) assez classiquement et sans vrais perspectives. Restait Le Scaphandre et le papillon (film français !) et There will be blood de Paul Thomas Anderson.

Meilleur film de l'année : NO COUNTRY FOR OLD MEN. Pas trop d'accord sur le coup même si le film est sans conteste en dehors des sentiers battus et une expérience à vivre plutôt qu'à regarder. S'apprécie sur la durée, je pense...



En + :
- 3 Oscars techniques pour The Bourne Ultimatum (!!!)
- Nicole Kidman, même enceinte, était bien entendu sublime
- Cate Blanchett (nominée dans 2 catégories), dégagée au profit de Tilda Swinton pour Meilleure actrice dans un second rôle dans Michael Clayton
- Au détour d'un plan, on a pu constater que Harrison Ford sortait toujours avec Calista "sac d'os" Flockhart
- Les trois paumés de 40 ans toujours puceau, Supergrave et En cloque sur scène, ça fait plaisir
- Les Oscars, c'est cool

There will be blood sort en France le 27 février et est actuellement classé 23ème dans le top IMDb des meilleurs films du monde... Vous savez ce qu'il vous reste à faire !!


samedi 23 février 2008

Nourriture : le point sur la situation

Julie m'a déjà fait remarquer que ce blog risquait d'être un rapport sur la bouffe plutôt que sur le séjour, mais comme cette épreuve nous est vitale à nous autres humains, autant savoir dans quoi s'embarquer.


Bien manger, c'est pas compliqué, mais ça peut devenir redondant dans la recette. A moins de bien planifier ses achats, on sort souvent du métro pour s'engouffrer illico au Fine Fare du coin chercher une jolie sauce pour égayer son riz... avant de ressortir avec deux sacs de choses à priori vitale pour la soirée. Et comme en plus mes discussions régulières avec Ponette me permettent de mettre au point des idées rapides de plats, on finit souvent par en arriver aux choses qui font plaisir.
Après donc m'avoir suggéré de fêter le week-end par un apéro qui m'a coupé l'appétit et m'a fait dormir devant Blade Trinity, je n'ai plus eu d'autres choix que d'attaquer les divers desserts mis à disposition. Une glace Ben&Jerry's (paraît que ça vaut le coup), le Snickers local, les pots de yaourt au chocolat, bref, que du plaisir.
Mais ce n'est qu'une exception dans le tourbillon sain que sont mes apartées culinaires de la semaine :)

Le déjeuner : Le Burex étant plutôt accueillant comparé au brouhaha du centre-ville, on fait en général une virée autour de 13h pour le déjeuner. Avec pas mal de choix dans le quartier (pizza à la tranche, soupes, fast foods), on peut s'estimer heureux mais la facture grimpe assez vite avec la taxe locale à ajouter à toutes les denrées alimentaires. Ce coquin d'Adrien passe systématiquement au Cafémétro prendre un combo (8$, tous les jours...), mais on trouve assez facilement d'autres alternatives, tel que le sandwich laid fait maison. Du coup, sachez qu'un dessert est en général fortement apprécié par la suite, et que les "double chocolate chip muffin" et autres "chocolate scones" sont particulièrement appréciés.

Niveau boisson, je pense que certains reconnaîtront la toute puissance américaine dans leur conception de la Coors, bière de l'étudiant à 1$ vendue en bas de chez moi (le bâtiment voisin est une épicerie). 1$ les 710ml (!!), de quoi passer de bonnes soirées en pensant mélancoliquement au Soft, bar de nos sorties délicates.

Un dernier tips pour les étudiants en mal de nourriture saine, suggéré par Julie : Une boîte de thon ranimée à la poële avec des échalotes et du poivron + du riz à côté. MIAM.

Et promis j'arrête là, sauf quand je prendrais un méga McDo. Là, y'aura photo.
T'es partant Laurent ?